L'arrêté prolongeant le couvre-feu de 22h à 6h jusqu'au 31 mars à Bruxelles publié au Moniteur : voici ses justifications

Bruxelles : l'arrêté prolongeant le couvre-feu publié au Moniteur
Bruxelles : l'arrêté prolongeant le couvre-feu publié au Moniteur - © PAUL-HENRI VERLOOY - BELGA

L’arrêté du ministre-président Rudi Vervoort (PS) prolongeant le couvre-feu de 22h à 6h sur le territoire de la Région de Bruxelles-Capitale a été publié ce lundi 1er mars au Moniteur belge. C’était annoncé à l’issue du très court Comité de concertation qui s’est tenu ce vendredi : Bruxelles a décidé de maintenir son couvre-feu de 22 h à 6 h du matin contrairement à la Wallonie qui est passée de minuit (au lieu de 22 h) à 5 h, dès ce 1er mars.

La décision prise par le gouvernement bruxellois de maintenir son couvre-feu de 22h à 6h, jusqu’au 31 mars est justifiée dans l’arrêté. "La situation en Région de Bruxelles-Capitale reste préoccupante et nécessite le maintien des mesures complémentaires à celles déjà arrêtées par la ministre de l’Intérieur", indique le texte.

"Le taux de reproduction – qui est une estimation de la contagiosité – est désormais supérieur à 1 au niveau national (à la date du 22 février) et ce, sur la base de la moyenne des 7 derniers jours", précise encore l’arrêté. A Bruxelles, "le taux d’incidence en Région de Bruxelles-Capitale par 100.000 habitants sur 14 jours est en augmentation et est supérieur à la moyenne nationale (238,6 au niveau national – 264 au niveau régional)."

La soirée festive du Bois de la Cambre

Le texte évoque également les rassemblements festifs du Bois de la Cambre, qui ont suscité la polémique. "Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dans la soirée du 24 février pour faire la fête dans le Bois de la Cambre et ce, sans respecter le port du masque obligatoire ni les règles de distanciation sociale." De plus, ce jour-là, "malgré le dialogue entamé les policiers de la zone Bruxelles-Capitale Ixelles ont éprouvé des difficultés à mettre un terme à cette situation. […] La situation a pu être normalisée principalement grâce au couvre-feu fixé à 22h."

L’arrêté le reconnaît : "Bien que contraignante, cette mesure est la plus efficace actuellement pour lutter contre les soirées festives à l’occasion desquelles les gestes barrières (distanciation sociale, port du masque, etc.) ne sont plus respectés" puisque "les risques de contamination sont particulièrement élevés à ces occasions".

Le couvre-feu bruxellois a permis une maîtrise et une amélioration de la situation sanitaire

"Même si la situation sanitaire reste préoccupante, il n’en demeure pas moins que le couvre-feu bruxellois instauré dans le cadre de la deuxième vague de la pandémie a permis une maîtrise et une amélioration significative de la situation sanitaire sur le territoire régional". La mesure a "démontré ses effets dans le cadre de la limitation de la propagation du virus".

Lors de la conférence de presse organisée le 22 février par le Premier ministre Alexandre De Croo (Open VLD) en présence des biostatisticiens, "les modèles prévisionnels et statistiques […] indiquent qu’un assouplissement important des mesures dès le 1er mars 2021 risque de conduire à une troisième vague de la pandémie dans le courant du mois d’avril 2021" et donc que "cette situation annihilerait les efforts consentis par la population bruxelloise depuis de nombreux mois".

La stratégie de gestion de l’épidémie prévoit que pour envisager une sortie de la phase de confinement, les indicateurs devront, notamment, atteindre moins de 75 nouvelles hospitalisations par jour dans le pays pendant une période consécutive de sept jours.

Pour rappel, les mesures nationales prises pour lutter contre le virus sont d’application jusqu’au 31 mars 2021, "date à laquelle la situation sanitaire et la pertinence des mesures prises seront réexaminées". Pour Bruxelles, comme le conclut l’arrêté, il y a lieu "de s’aligner sur cette échéance pour la présente mesure".

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