L'arbre de l'année est namurois

C’est la fierté des habitants de Warêt-la-Chaussée : un marronnier d’Inde vieux de deux siècles. Un marronnier aujourd’hui sacré arbre de l’année grâce à la mobilisation des habitants du petit village près d’Eghezée en région namuroise. Ce marronnier représentera donc la Belgique au concours de l’Arbre européen de l’année.

Du haut de ses 22 mètres et de ses 223 ans, le marronnier d’Inde de Warêt-la-Chaussée vient de s’élever encore un peu plus du plancher des vaches pour rejoindre la série des arbres de l’année. Un titre octroyé par la fondation Wallone pour la conservation des habitats. Avec 3500 voix récoltées grâce à la motivation de ses habitants, il récolte le précieux sésame. Une fierté pour Philippe Martens, c’est lui qui est à l’origine de la candidature : "C’est la preuve quand les gens veulent se mobiliser autour d’un arbre, ça peut soulever des montagnes".

Et ce marronnier originaire des Balkans ; contrairement à ce que son nom indique, a aussi une histoire particulière. C’est un arbre dit de la liberté. "C’est un arbre qui aurait été planté en 1796 , après la révolution française. C’était une tradition à cette époque là de planter des arbres de la liberté pour se libérer de l’emprise de Louis XVI qui était considéré malgré tout comme un tyran". Plus tard, une potale de Saint-Joseph, patron des ouvriers et des artisans, y a été installée. Il est alors devenu le symbole d’une bonne partie des habitants du village, eux-mêmes ouvrier ou artisans.

Une prime pour le soigner

Grâce à cette première place, les habitants de Warêt-la-Chaussée ont gagné 2500 euros de prime. Une somme qui va servir à soigner le marronnier attaqué par un parasite qui fait tomber ses feuilles prématurément.

Pour Philippe Martens, ce marronnier est bien plus qu’un arbre. "C’est devenu le symbole de la ruralité des villages et pas que le nôtre. On se rend compte qu’on a des richesses chez nous".

Archives : Journal télévisé du 13/10/17

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