L'ARAU conteste le projet de double tunnel sous la place Meiser

L'ARAU préférerait un système de boulevards urbains aux espaces partagés, plutôt qu'un double tunnel.
L'ARAU préférerait un système de boulevards urbains aux espaces partagés, plutôt qu'un double tunnel. - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

L'Atelier de Recherche et d'Action Urbaines (ARAU) dénonce, vendredi, la volonté du ministre en charge de la Mobilité et des Travaux publics, Pascal Smet, d'accélérer la mise en œuvre du projet de double tunnel (voitures et trams) sous la place Meiser. Cette réalisation coûterait 250 millions d'euros et renforcerait le trafic automobile, estime l'Atelier dans un communiqué.

"Détruire le viaduc Reyers pour le reconstruire quelques dizaines de mètres plus loin sous forme de tunnel reviendrait à défaire d'un côté ce que l'on fait de l'autre", déplore l'ARAU. Ce dernier estime que la Région de Bruxelles-Capitale doit "impérativement abandonner ce projet qui trahit l'objectif du plan IRIS 2 (réduire de 20% la pression automobile) et qui ne contribue pas à l'amélioration de la qualité de vie puisqu'il ne consiste qu'à déplacer les nuisances".

L'ARAU plaide plutôt pour une ville moderne, où la place Meiser s'inscrirait dans un système de boulevards urbains aux espaces partagés donnant priorité aux piétons, cyclistes et transports en commun de surface sur le trafic automobile.

La destruction fait l'unanimité au parlement bruxellois, les alternatives moins

Tous les députés qui interpellaient vendredi au parlement bruxellois le ministre de la Mobilité Pascal Smet sur le dossier du viaduc Reyers se sont réjouis que l'option de sa démolition ait été retenue. Les solutions pour son remplacement, par contre, sont plus disputées.

Certains se sont effectivement inquiétés de la durée et du coût des travaux, de leur impact sur l'activité des commerces aux alentours et de la solution envisagée pour remplacer le viaduc.

Le ministre de la Mobilité a assuré que tout serait fait pour minimiser l'impact du chantier pour les riverains. Un groupe de travail permanent a d'ailleurs été mis sur pied pour envisager le dossier globalement, a expliqué Pascal Smet. Le groupe de travail réunit les différentes administrations bruxelloises concernées (Bruxelles Mobilité et Bruxelles Environnement notamment) et des représentants des communes.

Le chantier de démolition devrait commencer en mars 2015, dès le permis reçu, et devrait durer trois mois. Quelque 27 millions d'euros seront nécessaires pour démolir le viaduc puis réaménager le quartier.

Pascal Smet a soutenu l'idée de remplacer le viaduc par un double tunnel, l'un destiné au tram - puis, dans le futur, par le métro - et l'autre aux voitures. "Cela permettra d'avoir une place Meiser totalement différente, une place où on se rencontre, une place où on se drague, car c'est à cela que doit servir une place n'est-ce pas? ", a-t-il plaisanté.

La députée Ecolo Céline Delforge l'avait appelé peu avant à repenser complètement l'entrée dans la Région et de laisser beaucoup moins de place aux voitures.

Belga

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