L'aire autoroutière d'Hensies (enfin) inaugurée

La nouvelle Maison de la Wallonie à Hensies
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La nouvelle Maison de la Wallonie à Hensies - © I. Palmitessa

Hensies, une des principales portes d'entrée en Wallonie. A cette frontière, sur l'E19, environ 50 000 véhicules passent chaque jour dans les deux sens. Haut vers le ciel s'élance le grand monument de Jacques Moeschal, symbolisant par deux mains jointes l'amitié entre la France et la Belgique. Au sol, à peine la frontière passée vers la Belgique, s'étend un espace récemment aménagé (et d'ailleurs pas encore tout à fait terminé). Un grand parking (36 places pour poids lourds, 58 pour voitures) entoure un bâtiment vitré, baptisé "Maison de la Wallonie". On y trouve un espace de restauration, un snack, des distributeurs et surtout des sanitaires (WC et douches) accessibles 24H/24. Le bâtiment devrait aussi accueillir un espace dédié au tourisme et à l’info-trafic mais il n'a pas encore été mis en place.

Jacques Dehalu, administrateur délégué de la Sofico précise que le rôle de ce site est avant tout logistique: "C'est surtout pour les routiers, d'autant plus que les frontières sont fermées pendant le week-end et nous connaissions ce souci de ne pas pouvoir les accueillir décemment. Notre but est de leur donner une information qui permettra de les accueillir sur place ou sur des aires périphériques". Le but étant d'éviter les "remontées de files", ces chapelets de camions garés sur les bandes d'arrêt d'urgence.

Effacer un chancre

Aménager l'aire d'Hensies, c'était aussi soigner l'image de la Wallonie. Depuis la suppression des frontières, on discute de ce que doit devenir ce site. Hensies, c'est un vieux feuilleton. Avec beaucoup de saisons et de très longs épisodes. Les bâtiments de la douane, en ruine, ne sont supprimés qu'en 2007. Quelques années plus tard, c'est la "Maison de la Wallonie" qui est démolie par  le ministre Lutgen, heureux d'annoncer alors que la Wallonie disposera bientôt d'une magnifique porte d'entrée. Mais le dossier va trainer. Pendant de longues années encore, l'aire d'Hensies ressemble à un chancre où les routiers passent la nuit en maugréant, entre les détritus et l'odeur d'urine. Pourquoi ce dossier a-t-il été si long à se réaliser? Le ministre wallon actuel des Travaux publics explique "qu'il a fallu beaucoup de temps pour finaliser les négociations avec les partenaires français, il fallait clarifier ce qui devait être pris en charge par la Wallonie. Et puis il y a eu les classiques procédures d'aménagement du territoire, ce qui a pris un peu de temps".

Un projet public/privé. 3,6 millions d'euros ont été investis par la Région wallonne dans les aménagements extérieurs, le bâtiment a quant à lui été financé par EFR, la société qui exploite les stations Texaco dans le Benelux (c'est le fruit d'un accord conclu au moment de la concession pour les stations autoroutières de Saint-Ghislain).

La séquence du JT de 19h30

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