L'aéroport de Charleroi va-t-il devoir être recapitalisé ?

Cette année, la crise du Covid a coûté 50 millions d’euros à l’aéroport de Charleroi.
Cette année, la crise du Covid a coûté 50 millions d’euros à l’aéroport de Charleroi. - © OLIVIER PAPEGNIES - IMAGEGLOBE

L’actionnaire principal, la Région wallonne, étudierait ce scénario. Il serait question, selon l’Echo qui donnait l’information ce mardi matin, de réinjecter entre 50 et 100 millions d’euros. Une somme qui permettrait de passer la crise mais aussi de voir à plus long terme.

Une activité en berne, un besoin d’argent frais

Cette année, la crise du Covid a coûté 50 millions d’euros à l’aéroport de Charleroi. L’activité durant ces vacances a été divisée par deux par rapport à la même période en 2019. Une recapitalisation est donc envisagée pour permettre de garder la tête hors de l’eau en cette période très difficile mais aussi pour pouvoir poursuivre le développement de l’aéroport.

"L’aéroport doit évidemment préparer le redémarrage ou le retour du moins à une activité plus ou moins normale, explique Michael Van den Kerkhove, le président par intérim du conseil d’administration. Sans pouvoir compter probablement non plus sur les mêmes perspectives de croissance, mais en espérant quand même pouvoir poursuivre le développement pour les années à venir."

Afin de trouver de l’argent frais, un tour de table est prévu prochainement avec les banques, les actionnaires, les différents acteurs publics comme la Sogepa (le bras financier de la Région wallonne).

Une recapitalisation ? Tout dépend "avec qui ?"

Cette recapitalisation ne fait pas spécialement peur aux syndicats. Pour Alain Goelens, permanent Setca, tout cela dépendra de la forme qu’elle prendra. "Il s’agit d’abord de savoir : une recapitalisation, mais avec qui ? Si c’est pour avoir des actionnaires privés différents de ceux qui existent aujourd’hui, et qui prennent une part plus importante dans la recapitalisation, cela signifierait une privatisation de plus en plus importante de l’aéroport. Et là, on a des craintes !"

Ce scénario, qui pourrait éventuellement faire craindre des pertes d’emplois, n’est pour l’instant pas sur la table. Actuellement, la Région wallonne contrôle 72% de l’aéroport carolo. Et de source sûre, elle n’aurait pour l’instant pas l’intention de réduire sa participation.

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