L'accès au métro est compliqué pour les personnes à mobilité réduite

Le métro bruxellois est encore trop peu accessible pour les personnes à mobilité réduite
Le métro bruxellois est encore trop peu accessible pour les personnes à mobilité réduite - © Belga

Le métro bruxellois est encore trop peu accessible pour les personnes à mobilité réduite. La députée FDF, Gisèle Mandaila, en a fait récemment l'expérience. Convalescente après une opération, elle se déplace avec difficultés. Pour se rendre au parlement bruxellois, elle doit utiliser la station Pétillon. Mais elle a dû y renoncer, l’accès au métro lui apparaissait fort compliqué. La députée, mécontente, a interpellé la Ministre de la mobilité, Brigitte Grouwels.

De nombreuses stations de métro restent actuellement inaccessibles aux personnes en fauteuil roulant, ou se déplaçant avec difficultés. Et dans les stations pourvues d'un ascenseur, il faut encore connaître la bonne entrée, les pictogrammes faisant souvent défaut. Il existe bien un service spécifique de la Stib réservé aux Personnes à Pobilité Réduite (PMR). Mais il faut réserver au minimum une heure à l'avance. Enfin, une fois dans une station, certaines personnes ont besoin d'aide pour accéder aux rames. Gisèle Mandaila a demandé à la Ministre de la mobilité, Brigitte Grouwels, combien de membres du personnel de la Stib étaient disponibles pour aider les personnes à mobilité réduite. Voici la réponse de la ministre CD&V :''Tous les agents travaillant dans les stations de métro, soit quelques 270 collaborateurs sont habilités et formés à prodiguer le service d’assistance aux personnes à mobilité réduite.''

270 personnes, c'est a priori impressionnant. Sauf que Gisèle Mandaila se demande où elles se trouvent réellement. ''Il n’y en a pas madame la ministre. Je pense qu’il faudra donc revoir un peu la fonction de ces 270 collaborateurs qui sont payés pour rendre des services même s’ils ne sont pas là. Ils sont peut-être en nombre mais ils sont absents.’’

La ministre de la mobilité ajoute que la station est conforme au règlement régional d’urbanisme, même s’il est parfois nécessaire de parcourir la longueur du quai pour avoir accès aux ascenseurs. Et Gisèle Mandaila de s’énerver de plus belle : ''Quand vous me dites que c’est conforme au réglement, et bien moi je vous dis que ça ne l’est pas du tout. Il n’y a pas de pictogrammes qui indiquent qu’il faut aller sur l’avenue des Volontaires et ensuite prendre tel ou tel chemin pour rejoindre l’ascenseur. J’y habite, et c’est d’ailleurs pour ça que je vous ai interrogée. J’ai pu le vérifier personnellement et je suis formelle : ce n’était pas possible. J’ai dû prendre un tram et un bus pour éviter de descendre dans la station de métro.''

C’est à se demander parfois si les dirigeants de la Stib empruntent leur réseau de transport public.

Philippe Carlot

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