L'abattage des 4000 porcs a commencé en province de Luxembourg, "un moment émotionnel difficile"

Un peu de répit pour ces cochons destinés à être euthanasiés.
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Un peu de répit pour ces cochons destinés à être euthanasiés. - © A. Pilet - RTBF

Suite à la découverte de la peste porcine africaine en Gaume (province de Luxembourg), 4000 porcs doivent être euthanasiés dans la zone de 63.000 hectares délimitée par les autorités.

Une opération d'abattage, gérée par l'Afsca (Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire), qui a débuté ce vendredi pour les exploitations de plus de dix porcs. Elle devrait durer cinq jours. 

Selon nos informations, beaucoup d'éleveurs rencontrent encore actuellement des experts de l'Afsca qui les informent de la procédure à suivre. L'abattage a donc démarré doucement et la priorité est d'abord donnée aux grosses exploitations. Selon le bourgmestre de Tintigny, des camions viendront prendre les bêtes plus tard.

"On a besoin de calme, les jours prochains vont être très durs"

Christophe Dubois est le propriétaire d'un élevage de 600 porcs à Gomery, il confirme : "Des experts de l'Afsca sont venus évaluer le cheptel porc par porc pour estimer leur valeur et la perte financière pour moi".

"Ils sont tous très corrects, sensibles au bien-être animal et nous sommes bien soutenus avec des aides de différentes organisations comme celle du Collège des producteurs. Mais à ce stade, je n'ai pas encore d'info précise sur l'agenda concernant l'enlèvement de mes animaux".

"On a besoin de calme, les jours prochains vont être très durs. On a entendu que certains veulent manifester ou empêcher que les camions partent. Nous, on a bien compris qu'on avait pas le choix et on accepte la situation. C'est comme ça, il faut laisser faire".

"Ils vont devoir m'aider à les tenir"

Pour les exploitations de moins de dix porcs, l'abattage sera réalisé sur place. Les vétérinaires locaux ont la charge d’euthanasier les porcs.

Vincent Diez est l'un de ces vétérinaires. Il va devoir s'occuper de cinq éleveurs dans sa zone d'Etalle. "Je n'ai pas encore eu d'appel, mais ils vont vouloir faire ça rapidement. Ca va être très difficile, techniquement parce qu'on a pas l'habitude, mais aussi émotionnellement, ils vont devoir m'aider à les tenir...mais ils savent qu'ils n'ont pas le choix", témoigne-t-il. 

Á lire aussi: Notre dossier sur la peste porcine africaine

JT 27/09/2018

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