Justice migratoire: plus d'un millier de personnes dans les rues de Bruxelles

Plus d'un millier de personnes s'étaient données rendez-vous ce samedi à la gare du Nord à l'appel de plus de soixante associations. "Justice pour Mawda", "Stop aux rafles", "Régularisation des sans-papiers", "Ouverture de couloirs humanitaires": les messages dont se réclament les manifestants sont clairs et fermes. 

La Ligue des droits humains, le CIRÉ, le Mouvement des Jeunes Socialistes, Ecolo, la CSC, l'Union des Progressistes Juifs de Belgique ou encore le Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté font partie des 67 signataires qui ont appelé à manifester ce samedi.

"Les politiques anti-migratoires du gouvernement Michel-Jambon-Francken sont meurtrières jusque sur nos routes et le resteront même avec un autre gouvernement si nous ne faisons rien. En mai dernier, presque 20 ans après l’assassinat de Semira Adamu, la petite Mawda (2 ans) était tuée par des tirs policiers alors qu’elle et sa famille fuyaient pour trouver un avenir meilleur. L’enquête n’avance pas et nous exigeons justice pour Mawda et sa famille", ont-ils déclaré dans un communiqué conjoint.

"Les rafles continuent !" dénoncent également les associations. "Cela fait des mois que des opérations policières sont organisées au Parc Maximilien ou dans les lieux publics sous couvert de la lutte contre l'insécurité. Les personnes qui tentent de témoigner, filmer ou s’opposer à ces rafles sont victimes de violences et abus policiers." 

Dans le viseur des associations également: les premières “unités familiales” dans lesquelles des enfants sont emprisonné.e.s avec leurs parents: "Les centres fermés ne sont rien d’autre que des prisons pour étrangers qui n’ont commis aucun crime." 

Il y a plus d’un an, la Plateforme Citoyenne de Soutien aux réfugié.e.s organisait les premiers hébergements de migrant.e.s : "Des milliers de citoyen.ne.s se sont organisé.e.s pour les héberger afin de les protéger des violences policières." Ils dénoncent la criminalisation de l'aide alors que l'on apprend que le parquet général de Bruxelles fait appel contre le jugement des hébergeurs de migrants.

Enfin, les associations dénoncent "les propos racistes et les amalgames du gouvernement (en particulier ceux de Theo Francken et Jan Jambon)": "Nous disons STOP !"

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