Jusqu'à trois ans ferme pour des coups ayant entraîné la mort à Philippeville

Le palais de justice de Dinant.
Le palais de justice de Dinant. - © Belga

Le tribunal correctionnel de Dinant a condamné, mardi matin, deux individus à des peines de trois ans ferme et trois ans avec sursis pour des coups ayant entraîné la mort de Michel Hamelrijk en août 2012 à Philippeville. Une troisième personne a quant à elle été acquittée au bénéfice du doute.

Michel Hamelrijk, un Bruxellois de 60 ans, est décédé d'une hémorragie cérébrale après avoir passé la nuit en cellule de dégrisement au commissariat de Philippeville. Il avait préalablement assisté aux 12h de la Chinelle, une épreuve d'endurance moto et avait poursuivi sa soirée à la taverne d'un camping en compagnie de son épouse.

Il a reçu là-bas deux coups de poing. Un premier du patron de l'établissement et un second d'un client, tandis qu'un autre client l'a ceinturé lors de l'altercation. A chaque fois, la victime est tombée au sol. Lors de sa seconde chute, sa tête a heurté le sol.

En état d'ivresse, Michel Hamelrijk a ensuite été arrêté administrativement par la police. Le lendemain matin, le sexagénaire a été emmené à l'hôpital civil de Charleroi car son état de santé s'était dégradé. Il est finalement décédé des suites de ses blessures.

Les rapports médico-légaux ont révélé des lésions cranio-faciales. Les policiers intervenus le jour des faits ont quant à eux été mis hors de cause par la Cour de cassation. "Peu importe qui a frappé le premier, le plus fort et peu importe qu'ils aient voulu ou non ces conséquences. Quand on frappe, on frappe et on assume", commentait la partie civile.

Dans son jugement, le tribunal a tenu compte des conséquences mortelles des coups, des antécédents des prévenus ainsi que de l'ancienneté des faits.

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