Journée internationale de l'infirmière: le nouveau défi des soins à domicile

C'est la journée internationale de l'infirmière, ce samedi.

Dans beaucoup de pays, ces professionnels de la santé profitent de l'occasion pour réclamer un meilleur statut et de meilleures conditions de travail. Pour rappel, le nursing est un des secteurs les plus touchés par le burn out. La profession fait d'ailleurs l'objet d'un projet-pilote lancé par le Fédéral pour tenter de prévenir et de limiter le problème. 


Horaires décalés, manque d'effectifs, surcharge de travail, rémunérations souvent modestes... chez nous aussi, les difficultés s'accumulent. Et les projets de réforme des autorités politiques (à propos notamment des rémunérations et des statuts) ne sont pas de nature à rassurer les travailleurs.

Parmi les nouvelles problématiques apparues ces dernières années: la durée d'hospitalisation de plus en plus courte... ce qui augmente la charge de travail des infirmières à domicile. 

Transition délicate vers le domicile

"Un de mes patients, ici à Villers-la-Ville, est rentré de l'hôpital à son domicile tard le soir", explique Céline Baudet, infirmière à domicile (indépendante). "Il a fallu s'occuper de ses affaires, gérer son retour à la maison. Nous n'avons pas toujours d'office un rapport médical... la coordination entre l'hôpital et le domicile n'est pas toujours très correct ni facile. Nous avons des responsabilités bien plus grandes".     

Avec des moyens limités
Responsabilités accrues. Mais pas de moyens supplémentaires. Pour Delphine Haulotte, Présidente de l'Association Belge des Praticiens de l'Art Infirmier, "il y a un problème de sous-financement pour les infirmiers. Un travailleur qui est payé 50 cents (!) pour faire une injection ou mettre un pansement pour 3 euros... je ne sais pas qui le ferait de nos jours (à part un ou une infirmière dévouée). Le deuxième problème, c'est que de plus en plus de patients rentrent tôt. Donc il faut mettre en place un suivi à domicile".   

Suivi(s) 
Mettre en place un ou plusieurs suivis à domicile. Une nécessité! Avec par exemple des aides-familiales, pour soutenir le travail des infirmières et des aidants-proches comme l'épouse de notre patient. "Pour les infirmières, il n'est pas facile de soulever mon mari qui ne peut presque plus bouger. Une aide supplémentaire est nécessaire", commente Claudine. Une aide appréciée par le patient. "Je suis admiratif devant leur travail. Je sais que leur métier n'est pas facile. Mais pour moi, être soigné à domicile est préférable", explique Claude. "J'apprécie vraiment la dévotion des infirmières". Des infirmières dévouées, mais de plus en plus... à bout de souffle.

L'infirmière au grand coeur dans La belge histoire de 7 à la Une du ‎17‎/‎03‎/‎2018

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