Jette: une fille "à l'allure de cascadeur" à la tête d'une bande urbaine à Belgica

Jette : Une fille à la tête d’une bande urbaine à « Belgica »
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Jette : Une fille à la tête d’une bande urbaine à « Belgica » - © MARTHE DELEERSNYDER - BELGA

Depuis plusieurs mois, une bande de jeunes traîne dans une galerie commerçante à côté de la station de métro Belgica, à Jette. Ce groupe fait vivre un cauchemar aux habitants du bâtiment situé au-dessus de la galerie, comme aux clients de la galerie. Les riverains étant livrés à eux-mêmes, la police a augmenté le nombre de contrôles et a fait de la zone une de ces fameuses zones "hot spot". La particularité de cette bande urbaine ? Une fille serait à sa tête.

Un article parût dans La Dernière Heure ce lundi relayait la colère de plusieurs mères dont les enfants ont été victimes de contrôles de police musclés ces derniers temps aux abords de la station de métro Belgica. Après un petit tour dans le quartier, il semble qu’un groupe de jeunes soit à l’origine du renforcement des contrôles et des actions des forces de l’ordre dans le quartier.

Un climat d’insécurité qui ne date pas d’hier

Les riverains se plaignaient en effet depuis de longs mois du fait que des jeunes traînent au bas de la résidence "Uyttenhove" et sur son parking. Entre les carreaux cassés au bas de l’immeuble, le trafic de drogue, des agressions, des vols et un climat délétère, les habitants de l’immeuble n’en pouvaient plus.

C’est donc face à une pétition de riverains et à un sentiment d’insécurité de plus en plus fort que la zone de police Bruxelles-Ouest a choisi de faire de ce point un "hot spot".

"Les "hot spot" sont des endroits où les chiffres de la criminalité ont soudainement augmenté. Et donc, en fonction de ce qu’on constate, on accentue un peu plus les patrouilles", explique Dirk Vandorpe, commissaire de police de la division jettoise. Dorénavant, des policiers passent plusieurs fois par jour dans le quartier pour surveiller ces endroits "chauds".

Mais tout n’est pas fini pour autant. Selon une source sur place, les jeunes squattent maintenant le parking, où ils utilisent des voitures dont ils "volent les plaques et dans lesquelles ils stockent leur cannabis avant de le revendre".

Une fille à la tête de la bande   

L’information est suffisamment rare que pour être soulignée : il semblerait qu’une fille soit à la tête de cette bande urbaine. L’information – donnée par le bourgmestre Hervé Doyen (cdH) – est confirmée par le commissaire de police Dirk Vandorpe : "Effectivement, il semblerait que cette bande subisse l’influence d’une jeune fille à l’allure de cascadeur (…) est-ce que c’est le chef ou non ? Ça en a tout l’air mais bon… Sans certitude". Le commissaire de la zone de police Bruxelles-Ouest assure qu’il s’agit bien d’un "fait rare" dans ce milieu.

La bande subirait l’influence d’une jeune fille à l’allure de cascadeur

Une bande atypique qui s’est réfugiée dans le parking en contre-bas de la galerie commerçante suite au renforcement des contrôles de police. Pour l’instant, aucun autre dispositif n’est prévu pour contrer les effets de cette bande. La police assure de son côté être "en contact avec les acteurs du quartier, les commerçants comme les riverains".

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