Jean-Luc Vanraes veut un stade bruxellois comme celui de Varsovie

Jean-Luc Vanraes a-t-il ramené des souvenirs de son voyage en Pologne? Sa visite au nouveau stade de Varsovie lui a, en tout cas, donné quelques idées et un solide enthousiasme.

"Ce que j’ai vu en Pologne: un gazon, qui peut facilement être enlevé, décrit Jean-Luc Vanraes. 90% du temps, ce grand stade n’aura pas de gazon, mais sera utilisé à d’autres fins: des concerts, des grands congrès, etc. En plus, ce stade dispose d’un certain nombre de salles: des salles de réunion, des salles de conférence. Tout cela va permettre d’avoir une utilisation multifonctionnelle de ce stade, ce qui répond également aux besoins à Bruxelles."

D’après le ministre, il nous faut l'équivalent à Bruxelles: un stade couvert, comme en Pologne, avec du gazon amovible et une piste d'athlétisme autour pour le mémorial Van Damme. Le tout devrait être encerclé de rues pour faciliter le chargement du gazon entre deux événements.

Un projet impossible ailleurs

Jean-Luc Vanraes est persuadé que ce projet n'est pas possible sur l'emplacement actuel du stade Roi Baudouin, car celui-ci est trop petit et trop enclavé. L'autre terrain proposé régulièrement pour le nouveau stade, Schaerbeek Formation, est trop pollué pour un projet rapide.

Le ministre convaincra peut-être ses collègues élus de la beauté de l'ouvrage polonais, mais, en ce qui concerne l'emplacement, ce n'est pas gagné. Les élus régionaux et communaux débattent depuis cinq ans sur le lieu définitif du futur stade. L'idée du ministre est donc une sortie médiatique parmi d'autres.

De plus, le parking C, dont parle Jean-Luc Vanraes, est propriété de Bruxelles-Ville, mais se situe en Flandre. Il resterait donc à déterminer quelle région ou quelle commune toucherait les recettes de ces événements et qui réserverait un budget pour l'encadrement policier du lieu. Le débat est encore loin d'être clos…

Myriam Baele – Delphine Wilputte

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