Jambes : une crèche accusée de pratiques pédagogiques « inacceptables » ferme brutalement

La fermeture d’une crèche à Jambes suscite l’émoi des parents. Officiellement, elle ferme pour des raisons d’assurance. Mais cette crèche faisait l’objet d’une surveillance de l’ONE suite à la plainte d’un parent.

La crèche jamboise semble fermer du jour au lendemain sans que les parents n’aient eu le temps de se retourner pour trouver une nouvelle place d’accueil à leur enfant. Une fermeture dans un climat compliqué. Il semble que l’Office de la Naissance et de l’Enfance a constaté des fautes pédagogiques suite à une plainte déposée par Amélie Lorphèvre qui a préféré retirer sa fille de l’établissement : « Les cris au point de vue verbal… Au point de vue physique, le fait de les punir de façon anormalement longue, de les priver de goûter, de les empoigner, les soulever du sol pour les mener au coin et des faits plus graves encore comme forcer un enfant à manger contre son gré… ».

Les faits ont été corroborés par une puéricultrice qui travaillait dans le lieu d’accueil. L’ONE a demandé aux responsables de la crèche de prendre des mesures pour améliorer la prise en charge des enfants. Les pratiques pédagogiques sont considérées comme inacceptables par l’ONE : « Il faut parler à un enfant, être en relation avec lui… le regard porté sur l’enfant… Ce sont des choses que les professionnels ont apprises et doivent mettre en pratique. Ça ne sert à rien de crier sur un enfant, ce n’est pas acceptable, explique Kamal Azzouz, coordinateur de l’ONE. Pour autant, il ne parle pas de maltraitances. On ne peut pas évaluer le nombre de fois, la nature des cris, les moments mais le fait, tel qu’il est, est à bannir des pratiques d’un milieu d’accueil ».

Pas de maltraitance mais la crèche ferme quand même

L’ONE n’a pas exigé la fermeture mais leur intervention a précipité les événements, la directrice a quitté son poste pour raisons de santé et jeudi dernier, le pouvoir organisateur a annoncé aux parents que la crèche allait fermer. Une décision brutale, sans préavis : « Jeudi on reçoit un mail expliquant que pour des raisons d’assurance, ils arrêtent. Le lendemain matin il y a juste un mot sur la porte expliquant qu’elle est bien fermée depuis le 17 mai », explique Elodie Goffin, maman d’un des enfants qui fréquentait encore les lieux la semaine dernière.

Une petite vingtaine de familles se retrouvent du jour au lendemain sans solution d’accueil pour leur enfant. Ce mardi une réunion avec l’ONE était organisée pour trouver une solution dans l’urgence.

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