Jambes: l'asbl Phénix peine à trouver un nouveau toit

L’asbl Phénix doit quitter le bâtiment qu’elle occupe actuellement pour le 30 juin prochain.
L’asbl Phénix doit quitter le bâtiment qu’elle occupe actuellement pour le 30 juin prochain. - © www.asblphenix.be

Phénix est un centre de jour pour toxicomanes. L’asbl écoute, accueille et prend charge les personnes souffrant d’assuétude(s). Depuis 2001, Phénix est installée dans une grosse maison située à Jambes. Problème : le propriétaire n'a pas renouvelé le bail. Phénix cherche donc un nouveau bâtiment mais tout semble hors de prix.

Chaque jour, plusieurs dizaines de toxicomanes poussent la porte du centre Phénix pour rencontrer un assistant social, un psychologue, un médecin ou pour recevoir une formation professionnelle.

L'association est installée depuis 2001 dans une grosse maison de maître située à Jambes. Le loyer est dérisoire : 1700 euros par mois. Mais le propriétaire a résilié le bail et Phénix doit quitter les lieux pour le 30 juin prochain.

Après une brève prospection, il apparaît que l'asbl devra payer beaucoup plus cher pour se reloger à Namur. Et c'est impossible avec son budget actuel, explique le directeur Léonardo Di Bari. "Les bâtiments que j’ai été visités jusqu’à présent sont beaucoup trop cher. Le loyer tourne entre 10 et 12 000 euros par mois. C’est impensable pour nous ! Quant à l’achat d’un bâtiment, nous sommes au-dessus d’un millions d’euros. Et nous ne les avons pas…"

1000 m² habitables, dans le centre de Namur, pas trop cher, si possible pas à côté d'une école ou d'une crèche... Phénix cherche une perle rare.

L’association cherche surtout de l'argent. Au moins 60 000 euros par an. Jusqu'ici Phénix tirait une bonne partie de son financement de l'INAMI. Mais à partir de juillet prochain, ce n'est plus l’État fédéral qui financera ce type d'institution mais bien la Région wallonne. Le transfert de compétence est donc en cours de préparation, sur fond de crise des finances publiques. Et un nouveau subside pour Phénix, ce n'est pas encore dans la poche…

François Louis

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