"J'agis" : la Wallonie et le TEC unis contre le harcèlement sexiste

Le TEC a habillé 200 bus pour la campagne "J'agis" contre le harcèlement
Le TEC a habillé 200 bus pour la campagne "J'agis" contre le harcèlement - © Tous droits réservés

La Wallonie et le TEC ont présenté aujourd’hui leur nouvelle campagne de lutte contre le harcèlement sexiste. Son nom : "J’agis" L’objectif est de lutter contre la banalisation des actes sexistes, mais surtout de mobiliser les témoins en leur donnant des conseils pour agir.

80% des témoins ne réagiraient pas

"Huit témoins de harcèlement sur dix ne réagissent pas, alors qu’il existe des gestes simples pour y mettre un terme, explique la ministre de l’Egalité des chances et du Droit des femmes, Christie Morreale. Ça peut être de demander l’heure à l’auteur des faits, ou simplement de s’asseoir à côté de la victime et de faire semblant qu’on la connaît. Généralement, cela met un terme au harcèlement."

La campagne a été développée dans le sillage de la résolution du Parlement wallon du 28 février 2018 visant à lutter contre les phénomènes de harcèlement sexiste dans l’espace public, dont les transports en commun. Elle est donc également portée par le ministre wallon de la Mobilité, Philippe Henry. "Le phénomène concerne l’ensemble de l’espace public, et n’est pas particulièrement plus présent dans les transports en commun, explique-t-il. En revanche, les transports en commun constituent un espace clos, où on peut créer une prise de conscience, par exemple avec une campagne d’affichage."

200 bus TEC relookés

Dès aujourd’hui, 200 bus du TEC sont donc "habillés" avec des conseils pour lutter contre le harcèlement. Il y aura également des affiches, et des capsules vidéo diffusées à la TV et sur les réseaux sociaux des différents partenaires. Un site internet (jagis.be) est lancé, qui contient des informations tant pour les victimes que pour les témoins, sur les possibilités pratiques et légales face aux situations de harcèlement.

"Nous sommes partenaires de la campagne, mais nous travaillons également à sensibiliser nos équipes en interne, explique de son côté Stéphane Thiery, porte-parole du TEC. Nous avons aussi un volet d’actions orientées vers nos clients : les conditions générales de vente stipulent par exemple qu’il faut respecter une série de comportements." Le TEC collabore par ailleurs avec la Wallonie pour apporter des précisions au décret "amendes administratives", afin de permettre aux contrôleurs une répression plus ciblée du harcèlement. 

 

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