Ittre: la saison des fraises est ouverte

Christophe Jolly, prêt à aller vendre ses premiers raviers
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Christophe Jolly, prêt à aller vendre ses premiers raviers - © S. Vandreck

On vient souvent de loin pour déguster les fraises de Christophe Jolly. "J'ai même eu la visite de gens de Liège", s'étonne encore le cultivateur. Ce qui fait la renommée de ses fraises, c'est non seulement la variété cultivée, essentiellement la "Lambada", très délicate et parfumée, mais aussi leur fraîcheur: "On ne vend que ce qu'on a cueilli le matin-même. Si on a des excédents, on les transforme en jus, en confitures, en vinaigres... qu'on vend également dans notre point de vente". Ce point de vente, c'est une petite aubette en bord de route, à la sortie du champ, prise d'assaut par les amateurs dès l'annonce de la première récolte. Le succès est tel que Christophe Jolly a installé cette année un deuxième point de vente, à Ohain, en bordure de la chaussée de Louvain.

Une récolte prometteuse

Dans les tunnels, où poussent les précieux petits fruits les ouvriers s'activent à remplir les raviers. "Il faut être très délicat pour cueillir la Lambada, insiste Mohamed, sinon les fruits s'abiment". La récolte de cette année s'annonce plutôt prometteuse: "On a des fraisiers bien chargés en fruits et, contrairement à l'année passée, nous n'avons pas connu de problèmes de gel", se réjouit Christophe Jolly. La saison de la cueillette s'étale de mi-mai à fin juin, et les quatre ouvriers seront rejoints par une équipe de saisonniers. Beaucoup de travail en amont a aussi été nécessaire pour planter, bâcher, nettoyer les plants. Les fraisiers sont plantés en août, en rotation avec d'autres cultures, pour ne pas épuiser le sol.

Micro-guêpes et bourdons

Le cultivateur s'est aussi adjoint l'aide de bourdons : "Nous introduisons des ruches de bourdons dans nos tunnels, ce qui nous permet d'avoir une pollinisation optimale des fleurs et donc d'avoir des fraises d'un bon calibre et bien réussies. Ils pollinisent mieux que les abeilles, qui disparaissent". Les bourdons ne sont pas les seuls insectes à avoir été introduits dans la culture: des micro-guêpes sont quant à elles chargées de détruire les pucerons qui abiment les fraisiers, et évitent ainsi la pulvérisation de produits. Les fraises d'Ittre ne sont cela dit pas complètement bio: "Ce sont des fraises cultivées en lutte intégrée. Nous ne traitons que si c'est nécessaire et nous ne mettons pas de produits sur les fruits".

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