Inter-Environnement Bruxelles mis au pain sec et à l'eau ?

Pour Marco Schmitt, l’environnement consiste à s’occuper des potagers, du cycle de l’eau et de la nature en ville, "mais cela va bien plus loin."
Pour Marco Schmitt, l’environnement consiste à s’occuper des potagers, du cycle de l’eau et de la nature en ville, "mais cela va bien plus loin." - © Tous droits réservés

Rigueur oblige, comme de nombreuses ASBL, l’association bruxelloise se voit privée d’une partie de ses subsides par la ministre cdH Céline Fremault en charge de l’environnement. Et la réduction budgétaire est de taille: 50% assure l'association.

Marco Schmitt, co-président d’Inter-Environnement Bruxelles, voit fondre son budget annuel de 160 000 euros à 80 000 euros par an. Et ce pourrait être davantage: "Ce ne sera pas assez pour mener notre action, d’autant qu’il faudra probablement cumuler cette réduction budgétaire à d’autres, liées à différents cabinets du gouvernement. Cela représente maintenant près de 10% de notre enveloppe budgétaire et de notre masse salariale."

La coupe claire est d’autant plus mal ressentie par Inter-Environnement que l’effort demandé pour toutes les ASBL est de 15%: "Chez nous, c’est 50 %."

Un traitement spécial comme sanction ?

Marco Schmitt attribue ce "traitement spécial" à un certain nombre de prises de positions dans des dossiers "chauds" qui auraient déplu au gouvernement en général et au ministre de tutelle en particulier. En l’occurrence, Céline Frémault, actuellement ministre du gouvernement de la région de Bruxelles-Capitale, chargée du Logement, de la Qualité de Vie, de l’Environnement et de l'Energie. Elle est en place depuis 2013, lors du remplacement de Benoît Cerexhe devenu bourgmestre de Woluwe-Saint-Pierre.

Inter-Environnement Bruxelles se dit aussi placée dans une situation d’attente par rapport à un renouvellement qui doit se faire sur 5 ans. Au cabinet de Céline Frémault, on dit refuser la critique d’un " musellement " de l’association. Ce sont les objectifs assignés qui n’auraient pas été atteints en termes d’environnement. Marco Schmitt rétorque que l’environnement consiste bien à s’occuper des potagers, du cycle de l’eau et de la nature en ville, mais que cela va bien plus loin: "Nous avons élargi nos missions. L’environnement ce n’est pas que les petits oiseaux, c’est la mobilité le secteur de la construction. C’est là que se situent les plus gros dégâts en matière environnementale." Reste à convaincre la ministre de tutelle, et donc la Région bruxelloise, "Cela ne peut pas de se réduire à la nature en ville, surtout sur un territoire urbain. Cela concerne aussi l’Etat fédéral."

Jean-Claude Verset

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