Inscriptions: camping de Françaises devant une école de sages-femmes à Bruxelles

35 jeunes femmes originaires de toute la France campent avec leurs parents devant les portes d'entrée d'une école de sages-femmes de Bruxelles
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35 jeunes femmes originaires de toute la France campent avec leurs parents devant les portes d'entrée d'une école de sages-femmes de Bruxelles - © RTBF

35 jeunes femmes originaires de toute la France campent avec leurs parents devant les portes d'entrée d'une école de sages-femmes de Bruxelles. Elles espèrent décrocher l'une des neuf places réservées aux ressortissants étrangers dans la Haute Ecole Ilya Prigogine d'Anderlecht sur le campus Erasme. Début officiel des inscriptions ce lundi 10h. Et cela fait une semaine qu'elles campent.

Un village de tentes multicolores, toutes achetées chez un grand équipementier voisin. Tentes et chaises pliantes pour un camping improvisé depuis une semaine devant la Haute école Elya Progogyne d'Anderlecht.

"Ici sont représentés des gens de toute la France, du sud comme de Bretagne ou de Paris. Toute la France tente sa chance ici", explique Emmanuelle Comte, la maman de Salomé venue de Savoie.

Des Français découragés chez eux par le système de concours d'entrée vers la médecine, avant de pouvoir ensuite seulement selon classement bifurquer vers la formation de leur choix, sage-femme.

"Je suis un petit peu en colère contre le système français qui est si dur avec nos jeunes", continue la maman. "Mais en tout cas merci à la Belgique de nous accueillir et de nous donner nos chances."

Sauf que si depuis 2011, il n'y a plus de quotas pour l'inscription des non-résidents en Belgique, les places par Ecoles restent bien limitées. Margaux Hubert d'Angers, une autre prétendante de la Haute Ecole Ilya Prigogine, campe devant l'établissement depuis une semaine. "On savait qu’il fallait venir tôt, que des gens avaient campé quelques jours l’année dernière. Donc on s’est dit qu’on serait larges en venant une semaine, mais en fait il y a eu très vite du monde."

Trois lundi, six mardi, 35 aujourd’hui… Premier arrivé, premier servi. Et la première, ce serait justement elle, Margot. Même si son dossier peut encore être recalé, s'il n'est pas complet. "C’est d'ailleurs un peu notre angoisse à toutes", dit-elle. "On a vérifié chacune notre dossier plusieurs fois, et s’il est complet ça devrait aller."

Il leur faudra encore attendre jusque lundi matin, l'ouverture des inscriptions se fera à 10 heures. Après une dernière nuit sur le béton bruxellois.

Fabien Van Eeckhaut