Inquiétude et préavis de grève chez ArcelorMittal

C'est la FGTB qui vient de le déposer.  Une décision qui intervient à l'issue d'une réunion entre gouvernement wallon, direction et syndicats. Une réunion dans le cadre de la revente imposée par la Commission européenne d'une partie des activités du sidérurgiste.

En région liégeoise, deux lignes de galvanisation de Flemalle et Ferblatil (à Tilleur) seraient concernées par cette revente. L'Europe veut ainsi éviter qu'ArcelorMittal se retrouve en situation de monopole, suite au rachat d'un concurrent italien.

De leur côté, les syndicats sont effectivement inquiets à propos de l'avenir des usines liégeoises. Ils parlent de dépeçage, de saucissonnage, de transferts de carnets de commandes, d'investissement déjà réduits.

"La Commission européenne impose à Mittal de céder des outils. Comme par hasard, c’est encore à Liège, déclare Jean-Luc Rader, secrétaire régional des métallos à la FGTB. Deuxièmement, elle doit céder des outils… Soit. Elle a décidé que c’était à Liège… c’est encore toujours son droit, même si cela nous la met un peu mal. Mais on veut que tous les outils restent la propriété d’un seul et même acteur !"

En termes d’actions, "il n’y a rien de programmé pour l’instant, poursuit notre interlocuteur. Nous n’avons aucune confiance, avec tout ce qui se passe. On leur dit : "Attention !" Au moindre faux pas, on sera prêt à réagir."

C'est le 23 mai prochain que la Commission européenne marquera ou pas son accord sur la cession des usines liégeoises. Y-a-t-il des candidats repreneurs ? Pour l'heure, ce secret industriel est toujours bien gardé.

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