Inondations : toutes les écoles sinistrées seront-elles prêtes pour la rentrée ? "Peut-être pas pour le 1er septembre"

De nombreuses écoles ont été touchées par les inondations. Et cela pourrait bien avoir un impact sur la rentrée scolaire de septembre.

Christian Modave, président du Comité diocésain de l’enseignement catholique, était l’invité de La Première ce matin.


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La province de Liège est particulièrement touchée. "Il y a sur Liège environ 27 à 30 écoles fondamentales, secondaires, techniques et professionnelles, ce qui est plus grave, des écoles spécialisées qui ont été touchées à différents niveaux". Une réunion a eu lieu pour évaluer les dégâts et informer les directions. "On a réuni les directeurs et les pouvoirs organisateurs pour pouvoir leur donner des informations concrètes, parce que quand les gens sont démunis comme ça, on se pose énormément de questions. Donc, il fallait faire un tri dans tout ça et nous avons invité le représentant des assurances, qui a donné des informations très précises. Et c’est vrai que la plupart des écoles libres sont assurées chez le même courtier, c’est le résultat d’un marché public, et ce courtier a également une seule assurance. Ça signifie donc que nous avons un seul interlocuteur, et ça, c’est important".

Si Christian Modave assure que les assurances travaillent bien, rien ne dit que tout sera réglé pour la rentrée.

Chaudières, photocopieuses, bâtiments à détruire…

"Il faut faire la part des choses entre les différentes écoles. Les sociétés de nettoyage, on peut les engager. La société d’assurance a dit : 'Pas de problème, vous allez avoir des avances sur les indemnités, donc allez-y !'. En région liégeoise, il y avait beaucoup de mazout également dans l’eau, donc c’est très pollué. Comme ce sont des indemnités d’assurance, on n’a pas de problème de marchés publics.

Mais dans les autres dossiers, vous vous rendez compte qu’on est quand même soumis aux marchés publics, même si on peut avoir des conditions un peu plus facilitées quand il s’agit d’extrême urgence. Donc, au niveau de l’enseignement catholique, il y a une centrale d’achat qui a passé des marchés publics pour les tableaux interactifs, pour les photocopieurs… Tous les marchés publics sont en ordre et les dossiers peuvent être rentrés. Mais la difficulté, ça va être : est-ce qu’il y aura suffisamment de matériel ? Est-ce qu’il y aura suffisamment de chaudières ?"

"Je vais vous donner un exemple précis : à Pepinster, il y a un pouvoir organisateur qui organise deux écoles primaires. L’une des deux écoles est vraiment très touchée, à tel point que sa stabilité est en cause. La décision est prise, un bâtiment va être détruit. Nous allons mettre des containers en place, des classes préfabriquées.

Le Fonds des calamités peut prendre beaucoup de temps

Maintenant, est-ce que tout ça sera prêt pour le 1er septembre ? Eh bien, eux se sont dit : 'Non, ce ne sera pas possible, il ne faut pas rêver en couleurs et en 3D. Espérons pour le 15 septembre.' Pendant 15 jours, les enfants vont faire beaucoup d’activités ailleurs, dans le centre de Charneux. Comment vont-ils y aller ? Le problème a été résolu aussi. Il y aura des sociétés de transport. Ils seront avec leurs instituteurs et on espère que pour le 15 septembre, les choses seront en place".

Des frais très importants. "C’est pris en charge par les assurances. La location des containers et la location de locaux sont prises en charge par les assurances, et les déplacements également. Alors, bien sûr, il y aura des vétustés qui ne seront pas comprises et il y aura des frais pour les P.O. Donc, là aussi, au niveau du SeGEC, on a fait appel aux pouvoirs subsidiants pour demander s’il y aurait possibilité d’avoir des prêts à taux zéro en attendant des indemnisations, parce que le Fonds des calamités peut prendre beaucoup de temps".

 

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