Inondations : l’aide aux sinistrés s’organise sur le long terme à Aiseau-Presles

C’était il y a tout juste un mois : de terribles inondations ravageaient toute la Wallonie. Plusieurs communes de la région ont été particulièrement touchées. Un exemple à Aiseau-Presles où une soixantaine de maisons de la rue Lambot ont été complètement dévastées et des centaines d’autres touchées à des degrés divers dans la commune. Alors ou en est-on, un mois plus tard. Comment s’organise-t-on au niveau de la commune ? Un petit tour à l’administration communale laisse penser qu’il faudra encore des mois, voire des années d’aide pour certains sinistrés.

"Après l’urgence des premiers jours et la gestion de l’essentiel, l’aide aux sinistrés de la commune prend tout doucement une autre forme, constate Margaux Guidé, responsable du bureau d’accueil de première ligne de la commune. Les gens que nous aidons ont besoin d’écoute et se rendent compte de jour en jour de l’ampleur de la tâche qui les attend. Nous devons prendre le temps, écouter, faire preuve d’empathie et ensuite agir avec eux, notamment sur le plan administratif."

Soutien social, psychologique, logistique, administratif, juridique. Les sinistrés ont besoin d’un soutien dans de nombreux domaines. "Le principal souci, c’est le logement et au niveau du CPAS, nous mettons en place toutes les solutions possibles, précise Florence Cauchie, présidente du CPAS. Certains sinistrés, relogés dans leur famille, ne pourront pas y rester indéfiniment. Mais à côté de cet aspect logement, il y a aussi les conséquences matérielles et financières de ces inondations pour certaines familles que le CPAS va devoir encadrer. Il ne fait aucun doute que certains foyers, que nous n’aidions pas jusqu’ici, vont avoir besoin de nous."

Et au niveau financier, justement, la commune d’Aiseau-Presles va également recevoir de l’aide. La région wallonne vient de débloquer, pour la commune, 2 enveloppes de 500.000 euros. "Dans les premiers jours, le personnel communal, tous services confondus, a été sur le front, analyse Bernard Barbieaux, le directeur général de la commune. Il est évident qu’on agit dans l’urgence sans se soucier du coût et des conséquences financières. Mais avec quelques semaines de recul, il faut bien y penser et c’est clair que cette double enveloppe sera bien nécessaire. La première va servir à résoudre les problèmes de logement des sinistrés, la seconde est, elle, destinée à faire face aux dépenses de première nécessité des communes comme, par exemple, la facture de l’évacuation des déchets qui dépasse déjà chez nous les 200.000 euros."

Une aide bienvenue à laquelle s’ajoute l’arrivée de 5 employés administratifs (sous contrat APE), qui, engagés pour 3 mois, épauleront le personnel communal dans l’aide aux sinistrés.

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