Inondations en Belgique : dégâts importants dans l’usine de la chocolaterie Galler (images)

L’usine Galler, située dans la province de Liège, a elle aussi subi les intempéries. L’eau est montée jusqu’à 1,70 au sein du bâtiment, des murs sont tombés. Les pertes sont considérables pour l’entreprise : toute la production est ruinée.

Localisée en bord de Vesdre, à Vaux-sous-Chèvremont, l’usine n’a pas été épargnée par la montée des eaux. "On est partis alors que l’eau était à 1 m au niveau de la taille. Après, on ne pouvait plus accéder à l’usine."

Ce matin, une petite équipe de quatre personnes a pu pénétrer à l’intérieur du bâtiment. "Ils ont constaté que l’eau était montée jusqu’à 1,70 m", explique Valérie Stefenatto, qui travaille chez Galler depuis 15 ans.

On va devoir jeter toutes nos matières premières : les œufs, les noisettes, le chocolat… c’est poubelle

"Le premier réflexe était d’évacuer la soixantaine de personnes qui fait partie du personnel", mais les machines et les matières premières sont restées sur place. Tout est donc sous eaux. "On va devoir jeter toutes nos matières premières : les œufs, les noisettes, le chocolat… c’est poubelle."

De l’autre côté de la rue de la station se trouve la boutique de la chocolaterie. Elle aussi est complètement ravagée. "C’est apocalyptique, tout est renversé par la force de l’eau", déplore Valérie Stefenatto.


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"On nourrissait l’espoir de pouvoir nettoyer les machines et de les relancer d’ici un mois. Mais ce n’est pas de l’eau claire. C’est de la boue avec une forte odeur de mazout et avec plein de détritus."

Deux questions subsistent désormais. L’équipe de Galler se demande tout d’abord si les machines pourront survivre après nettoyage et s’ils n’auront pas perdu des pièces. Ensuite, c’est la stabilité du bâtiment qui pose question.

"Des experts en stabilité vont venir sur place pour constater si les lieux menacent de s’écrouler ou non." Si le personnel a le feu vert des experts, alors il pourra commencer à déblayer.

Fleuron économique belge

"La chance qu’on a c’est qu’on produit 1700 tonnes de chocolat à l’année, on est le quatrième acteur sur le marché belge. Du coup, on a un stock de produit fini à Herstal." Mais ce stock sera-t-il suffisant pour tenir le coup avant de recommencer à produire ?

Autre crainte : "est-ce qu’on va être à l’arrêt pendant plusieurs mois ?". Après une année de pandémie, c’est le scénario catastrophe pour la chocolaterie.

La solidarité s’organise

Liégeois pour la plupart, certains membres du personnel vivent aussi les intempéries à leur domicile. "On a donc mis en place une cellule d’entraide pour inscrire le personnel partant pour donner un coup de main dans la chocolaterie, ou pour tous les collègues dans le besoin."

Malgré la détresse Valérie Stefenatto insiste, "ce qui nous préoccupe vraiment c’est le sort des Valcaprimontois et de tous ces Liégeois touchés. Mais sachant que Liège est une ville de frondeurs festifs, on se relèvera."

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Ravages des inondations à Liège: JT 16/07/2021

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