Inondations : des milliers de maisons vont rester sans gaz pendant plusieurs mois

"C’est un travail titanesque, commente le directeur général de Resa Gil Simon. Ce mardi, 10.000 foyers sont privés d’électricité et 10.000 sont privés de gaz. Ce ne sont pas nécessairement les mêmes. Pour l’électricité, c’est une question de semaines, mais pour le gaz, cela va prendre des mois…"

Pour l’électricité, la situation s’est déjà améliorée depuis jeudi. Au pic de l’inondation, 26.500 foyers étaient privés de courant. Plus de 400 cabines de distribution ont été mises hors service. Les techniciens de Resa, qui ont beaucoup de difficultés à circuler dans les zones sinistrées, ont déjà restauré 300 cabines ou installé des groupes électrogènes de secours. Il faut aussi reconstruire 50 kilomètres de réseau électrique dans la vallée de la Vesdre et de l’Ourthe. Et remplacer 7500 compteurs électriques dans les maisons inondées. "Nous espérons avoir terminé fin août", déclare Gil Simon.

Pour le gaz, la situation empire

Pour le gaz, ce sera plus long et plus difficile. D’ailleurs la situation ne s’est pas améliorée depuis jeudi dernier. Elle a même empiré ! Au pic de l’inondation, 3600 foyers étaient privés de gaz. Ils sont aujourd’hui 10.000 !

"Nous avons dû stopper la distribution dans plusieurs quartiers, notamment à Angleur et Chênée, parce qu’il y avait trop de risque. L’eau qui a inondé les caves a bien souvent endommagé les compteurs, mais elle s’est répandue dans nos conduites de gaz en voirie. L’eau et le gaz ne font pas bon ménage."

Ce mardi soir 5110 foyers sont encore privés de gaz à Liège (dont 3500 à Angleur et Chênée), 1260 à Chaudfontaine, 1260 à Trooz, 1050 à Pepinster, 210 à Dison, 1400 à Esneux, 210 à Olne et 70 à Wanze. Il faut ajouter 2500 foyers à Embourg mais qui devraient être, selon Resa, rapidement reconnectés au réseau.

Un gros travail de génie civil

45 kilomètres de conduites sont à remplacer. "Ce sont des travaux de génie civil importants, parce que les conduites sont sous les trottoirs, sous les routes, parfois même sous les rivières. Il va falloir se coordonner avec tous les impétrants : l’eau, les égouts, la fibre optique…"

Resa estime aussi que 4000 compteurs de gaz doivent être remplacés. Ce travail prendra plusieurs mois. Il ne sera certainement pas terminé avant le début de l’hiver. Ce qui signifie que des milliers de sinistrés vont aborder les premiers frimas sans chauffage. "Pour ces foyers, il faut réfléchir à des solutions alternatives, par exemple l’électricité ou peut-être des citernes de gaz."

Face à cet énorme chantier, Resa va devoir reporter à plus tard tous les travaux un peu moins urgents. Les nouveaux raccordements au gaz et à l’électricité vont être retardés.

 

 

 

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