Innovation technologique : E-peas, du BW à la Silicon Valley

C'est la petite "puce" noire au centre de cette plaquette électronique qui permet d'améliorer l'autonomie de la batterie d'un appareil, comme une montre connectée par exemple.
C'est la petite "puce" noire au centre de cette plaquette électronique qui permet d'améliorer l'autonomie de la batterie d'un appareil, comme une montre connectée par exemple. - © Rtbf

C’est une petite société du Brabant wallon qui voit grand !
Installée depuis deux ans à Mont-Saint-Guibert, la start-up technologique E-peas a récemment ouvert un bureau dans la célèbre et prestigieuse Silicon Valley, aux Etats-Unis. La start-up évolue en scale-up. Elle grandit et vient de lever des fonds (privés et publics) à hauteur de 8 millions d’euros. A terme, elle pourrait décrocher des contrats en Europe, en Asie, en Amérique du Nord, voire au-delà, pour un demi-milliard de dollars.

Issue du laboratoire de microélectronique de l’UCLouvain, E-peas s’était d’abord installée à Liège avant de déménager à Mont-Saint-Guibert, il y a deux ans et demi.

Objets connectés

L’atout du projet : le développement de solutions de récupération d’énergie pour toute une série d’appareils, principalement les objets connectés, un secteur en plein essor.

Exemple d’application : une sorte de "puce" qui permet d’augmenter sensiblement l’autonomie de la pile d’une montre connectée, via la récupération d’énergie captée par des cellules photovoltaïques.


"La recharge de lampes de jardin par cellules photovoltaïques, certes, ce n’est pas neuf. Mais dans cet exemple-là, c’est une simple diode que l’on recharge", explique Geoffroy Gosset, administrateur délégué. "Pour des dispositifs plus complexes, le procédé est différent. Et c’est là que notre système apporte des solutions efficaces. Pour les montres connectées, par exemple. Vous partez en trekking, et la batterie de votre montre connectée peut lâcher après un, deux ou trois jours. Avec notre système permettant d’augmenter l’autonomie de la pile, votre montre tiendra beaucoup plus longtemps".

Parmi les autres applications possibles : un système automatique de recharge des piles plates qui alimentent les étiquettes de prix, dans les grands magasins.

En résumé, la société augmente la durée de vie des batteries, ce qui génère d’office moins de déchets. De quoi attiser l’intérêt de nombreux fabricants d’objets connectés ou d’appareils ne nécessitant toutefois pas trop d’énergie. Les commandes se multiplient… La petite puce fait des bonds de géant. Et c’est tout profit pour la start-up brabançonne qui génère aussi de l’emploi (près de 25 personnes à ce jour).
L’entreprise entend toutefois maintenir son site principal à Mont-Saint-Guibert, conserver ses bureaux suisses, tout en développant son service commercial aux Etats-Unis.
 

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