Initiative solidaire et coronavirus: Lucie coud des masques en tissu et les propose à la vente

Des masques cousus par une Uccloise et mis en vente dans le cadre local.
2 images
Des masques cousus par une Uccloise et mis en vente dans le cadre local. - © FACEBOOK

Il y a pénurie de masques médicaux en Belgique, depuis l’apparition de l’épidémie de coronavirus. Mais des initiatives solidaires se mettent en place pour tenter d’aider ceux qui en ont besoin. Comme à Uccle où une artiste indépendante, Lucie Burton, a décidé de proposer des masques en tissu. "Oui, il faut être clair, ce ne sont pas des masques professionnels", prévient cette artiste de 31 ans, qui ne peut plus exercer comme d’autres professions pendant trois semaines. Mais "c’est juste une barrière en plus à franchir" pour le virus.

C’est juste une barrière en plus à franchir pour le virus

Lucie a posté une annonce sur Facebook, dans un groupe d’échanges de services créé après le lockdown imposé jeudi soir. "Je fais de la couture par plaisir et il se trouve que je possède d’une grande quantité de chutes de tissu", explique à la RTBF cette Uccloise qui a lu les articles parlant de pénurie de masques. "Je ne fais rien avec. Et comme je ne peux plus travailler, que je n’ai pas d’enfant, j’ai du temps libre. Au vu de l’actualité, j’ai du coup décidé de coudre des masques."


►►► À lire aussi : Coronavirus: doit-on porter un masque ?


Des masques qui ont la forme de ceux utilisés dans les hôpitaux ou vendus en pharmacie. Ils couvrent le nez et la bouche. Différences avec les modèles jetables utilisés par les professionnels : ils sont réutilisables, colorés et présentent parfois un aspect assez fun. "Ce ne sera jamais une barrière à 100%", reconnaît la couturière confrontée aux contraintes médicales. "Mais quand je le mets sur ma bouche, que je me place dans la lumière et que je postillonne, les postillons sont bloqués. Si cela peut rassurer des personnes qui ont un petit rhume, une petite toux et qui ne veulent pas prendre de risque, alors je pense que cela peut aider".

Lavables en machine

Les principaux destinataires sont les infirmières, mais aussi les enseignants qui devront assurer les garderies scolaires pendant les trois prochaines semaines. "Je ne suis pas une experte médicale ou une scientifique." Mais elle dit avoir pris des renseignements et conseille de laver le masque en machine à 60° pendant une heure. "Le virus meurt après 30 minutes à 57°", écrit-elle sur Facebook.

Entre samedi et ce dimanche, Lucie a déjà réalisé une trentaine de masques. "Avec une amie, on a visionné des tutos sur le Net et on a vu comment les réaliser." Et depuis son post sur les réseaux sociaux, Lucie a déjà reçu une vingtaine de commandes en plus d’une école qui en souhaite quinze. Prix : cinq euros par masque qui serviront à couvrir le temps de travail (30 minutes), le tissu et l’élastique.

Cette Uccloise ne pourra pas assurer toutes les demandes. "Raison pour laquelle il serait préférable de travailler par quartier, que d’autres personnes proposent leurs services pour la confection. Il faut rester dans une logique locale. Etant entre Uccle, Forest et Saint-Gilles, ce sera compliqué de répondre aux demandes venant de plus loin."

Au niveau de la distribution, Lucie a mis en place une règle. "Les masques sont une boîte. Je porterai des gants lors de la remise. Nous sommes dans une période pendant laquelle nous allons devoir tout repenser dans nos comportements."

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK