Infrabel teste des caméras pour vérifier que le personnel porte un équipement de protection

Le personnel d'Infrabel doit, dans certaines circonstances, porter un équipement de protection individuelle, par exemple un casque ou des gants
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Le personnel d'Infrabel doit, dans certaines circonstances, porter un équipement de protection individuelle, par exemple un casque ou des gants - © JASPER JACOBS - BELGA

Infrabel pense peut-être utiliser dans le futur des caméras reconnaissant automatiquement les équipements de protection individuelle tels que les casques, gants et lunettes de protection. Selon le porte-parole d’Infrabel, Frédéric Sacré, ces caméras fixes seraient placées à des endroits stratégiques et permettraient d’empêcher le démarrage de certaines machines de travail si l’employé ne porte pas tout l’équipement requis.

Le gestionnaire de l'infrastructure ferroviaire belge a réalisé des tests lundi matin avec l’aide de volontaires parmi les membres du personnel de l’atelier Infrabel de Schaerbeek.

La Régionale CGSP Cheminots de Bruxelles, quant à elle, s’étonne de ne pas avoir été avertie de ces tests. Philippe Dubois, Secrétaire Permanent Régional, affirme que le personnel est inquiet que l’utilisation de ces caméras débouche sur "une surveillance inappropriée de leur travail accompagnée d’ingérence dans la vie privée des travailleurs". Il ne comprend pas non plus l’utilité de la démarche car "il existe déjà des formations destinées au personnel sur les mesures de sécurité et des employés chargés de vérifier que les travailleurs ont bien leur équipement de protection".

Le porte-parole d’Infrabel affirme que cette démarche s’inscrit dans une volonté de mieux protéger son personnel. "La sensibilisation de notre personnel est un processus continu. Des conférences de sécurité sont périodiquement organisées au sein des équipes I-AM (entretien de l’infra). C’est un moment d’échanges et de débat sur la manière d’améliorer ensemble, entre autres, la sécurité au travail."

Le nombre global d’accidents de travail dans l'entreprise a d'ailleurs diminué ces dernières années, à l’exception d’une hausse en 2017 d’environ 7,7% par rapport à 2016, expliquée en grande partie par l’accident du 27 novembre 2017 à Morlanwelz. 

Le nombre d’accidents graves est, lui, globalement stable depuis quelques années : 158 en 2015, 174 en 2016, 141 en 2017 et 151 en 2018 pour environ 10200 collaborateurs.

"Nous ne sommes pas dans une logique de contrôle", se défend Frédéric Sacré. "Mais même à la lumière de chiffres encourageants, la sécurité – tant en matière d’exploitation ferroviaire qu’au niveau de nos collaborateurs – reste et restera une priorité absolue pour l’entreprise. D’où le recours envisagé à de nouvelles technologies… mais qui ne seront - si elles le sont un jour ! - mises en œuvre que dans le respect le plus strict de la loi et en informant les organes de concertation."

La Régionale CGSP Cheminots de Bruxelles interpellera Infrabel lors du Comité pour la prévention et la protection au travail du 27 août, de même que lors de la prochaine Commission Paritaire Régionale du District Centre le 13 septembre.

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