Infanticide à Arbre: l'accusation balaie le déni de grossesse

Pour Vincent Macq, qui occupe le siège de l'avocat général, l'éducation sévère reçue par l'accusée dans la bourgeoisie catholique montoise a joué un grand rôle. Tabou sur la sexualité, besoin d'amour à tout prix et mensonges inévitables pour embellir le tableau. Très rapidement, il a rappelé que l'accusée a le droit de mentir pour se défendre.

Évoquant sa conviction, Vincent Macq a indiqué que, si après avoir entendu témoins et experts, il pensait l'accusée innocente, il le dirait d'emblée.

Pour l'avocat général, l'accusée et son besoin d'amour ont conduit celle-ci (après ses expériences négatives) à ne plus prendre le moindre risque d'une rupture avec son nouveau compagnon. Et lorsqu'elle tombe enceinte elle choisit de ne rien dire.

Et le "déni de grossesse" est une stratégie de défense pour masquer le fait que la nuit du 7 février, elle prend une décision qu'elle regrette sans doute amèrement aujourd'hui.

Ses expériences antérieures lui ont appris que les pères peuvent la quitter lorsqu'elle est enceinte. "Nicolas, la petite victime, devait partir", dira Vincent Macq.

Pour l'accusation, ce qui s'est passé reste un meurtre car une simple altération du jugement sous l'influence du stress ne suffit pas pour considérer qu'il n'y a pas eu homicide. " Mon puzzle à moi, il est reconstitué: un acte, une intention de donner la mort. " Vincent Macq a demandé aux jurés de répondre " oui " à la question principale sur la culpabilité. Car les éléments constitutifs de l'infraction sont réunis.

La défense a annoncé deux heures de plaidoirie cet après-midi.

Patrick Michalle

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