Incendie TEC Charleroi: thèse de l'accident privilégiée

Les images recueillies au quartier central de surveillance montrent selon eux d'épaisses fumées blanches. L'incendie pourrait avoir été provoqué par la défaillance d'une batterie. Voici quatre ans, ce type de défaillance avait donné lieu à un accident du même type à Liège, a rappelé Gérard Monseux, le président du TEC Charleroi. Mais cette piste n'est qu'une parmi d'autres.

Rappel des faits

Les pompiers, appelés sur place à 2h40, ont constaté à leur arrivée que la travée centrale du dépôt, qui en compte trois, était en feu. Avec l'aide du personnel qui se trouvait déjà sur place, les deux autres travées d'autobus ont pu être dégagées, et les véhicules mis à l'abri. Les pompiers du poste avancé sont également intervenus et ils ont maîtrisé le feu deux heures après le début de l'incendie. Une vingtaine de bus ont été détruits par les flammes. La structure du bâtiment a également été touchée, mais il ne semble pas que cela doive empêcher le trafic de se dérouler dans la matinée de mercredi.

 

Peu de perturbations sont donc attendues sur les lignes du Tec Charleroi d'ici au mois de septembre. Le transfert de véhicules devrait permettre d'assurer la quasi-totalité des services.

En septembre en revanche, avec la rentrée scolaire, des problèmes sont annoncés. Les responsables du Tec vont essayer d'obtenir quelques véhicules dans les autres sociétés SWRT. La livraison de 11 nouveaux bus articulés est en outre attendue pour septembre. Toutefois, ces apports pourraient ne pas suffire dans l'immédiat, a indiqué Gilbert Delva, directeur du Tec Charleroi.

La valeur d'achat des bus détruits s'élève à 4 millions d'euros. Neuf des bus avaient déjà été amortis. Le Tec Charleroi est assuré pour ces bus ainsi que pour le bâtiment, qui a également souffert de l'incendie. Un expert sera dépêché dans les prochains jours pour évaluer la stabilité du bâtiment.

 

Belga


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