Incendie, explosion, réacteurs arrêtés: Tihange a connu plusieurs soucis en 2014

Début janvier, tout commence par une perte de puissance due à un incident à la valve d'une pompe du circuit secondaire à Tihange. Un problème mineur rapidement réglé. Mais le 25 mars, c'est l'annonce de l'arrêt anticipé de Tihange 2 et Doel 3. En cause: les tests sur les cuves ne sont pas conformes. Ces cuves où l'on a découvert des microfissures.

La relance du réacteur 2 est prévue d'abord pour juin, puis reportée fin de l'année. On sait maintenant que ce ne sera pas avant avril 2015. Ou peut-être jamais.

En août, c'est au tour de Doel 4 d'être fermée pour cause de sabotage. Le risque de black-out se précise.

A Tihange, le réacteur 1, lui, va avoir quarante ans. Une grosse révision prévue tous les 10 ans était programmée. Elle est reportée à l'année prochaine. Reste un entretien nécessaire à effectuer. Il dure plusieurs semaines…

Et c'est avec un "ouf" de soulagement que Tihange 1 est relancé avec un léger retard en octobre. Et puis, en novembre, un bruit d'explosion inquiète les riverains de la centrale. Une explosion heureusement sans gravité d'un groupe électrogène. Mais il faudra plusieurs heures pour qu'Electrabel rassure les autorités communales.

Le 30 novembre, c'est un incendie qui éclate au pied de Tihange 3. Il dégage une épaisse fumée noire. Un transformateur électrique a pris feu. La centrale se met à l'arrêt automatiquement. Et l’information circule au mieux ; les leçons de l’incident précédent semblent avoir été tirées.

Encore un incident technique sans gravité. Tihange 3 est relancé quelques jours plus tard.

Risque d'accident grave, de sabotage... Aujourd'hui, le site nucléaire inquiète. La mise en place récente de 150 caméras de surveillance sur le site en témoigne.

Erik Dagonnier

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