Inauguration d'une plaque commémorative à St-Josse pour les résistants belges déportés

Le Centre Vincent Van Gogh à Saint-Josse-ten-Noode.
Le Centre Vincent Van Gogh à Saint-Josse-ten-Noode. - © Capture Google Maps

A l'occasion de la commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale, une plaque commémorative en mémoire des victimes de la Geheimfeldpolizei (GFP) a été apposée, vendredi; sur la façade du CHAB (Centre Vincent Van Gogh), rue Traversière à Saint-Josse-ten-Noode.

Cette initiative portée par l'échevine des Affaires néerlandophones Béatrice Meulemans et le Collège de Saint-Josse-ten-Noode a été réalisée en collaboration avec le Cercle Louis Paul Boon et la Fondation Auschwitz.

L'immeuble avait été, durant la Seconde Guerre mondiale, réquisitionné par l'occupant pour y installer le siège de la GFP, une police sous les ordres de la Wehrmacht, qui collaborait avec la Gestapo. La GFP s'occupait essentiellement du contre-espionnage. Elle visait les résistants belges soupçonnés de travailler pour les alliés, de posséder des armes ou des radios.

Après leurs interrogatoires au siège, il étaient conduits à la prison de St-Gilles en attente de leur jugement. Il y a eu environ 40 000 résistants belges déportés en Allemagne dans des prisons et des camps. Environ 13 000 d'entre eux n'en sont pas revenus. "Comme cela s'est passé avec les Juifs au sein de la Gestapo avenue Louise, des exactions terribles ont été commises au siège de la GFP à l'encontre des non Juifs soupçonnés d'appartenir à un réseau de résistants", rappelle Daniel Weyssow, chargé de projet à l'asbl "Mémoire d'Auschwitz".

"C'était un siège important. La GFP avait sous sa coupe le décret "nuit et brouillard" (Nacht und Nebel) qui lui permettait d'envoyer des résistants "se perdre" en Allemagne. C'est aujourd'hui une nouvelle reconnaissance, une manière de penser aux personnes qui ont vécu des atrocités en se battant contre la présence allemande et d'honorer celles qui ont disparu", explique Daniel Weyssow.

Belga

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