Immersion à l'Hôpital des Enfants Reine Fabiola (5/5): La vaccination

Le Professeur Smeesters, chef du service pédiatrie à l'Hôpital des enfants
Le Professeur Smeesters, chef du service pédiatrie à l'Hôpital des enfants - © Laetizia Bazzoni

C'est une structure unique en Belgique. L'Hôpital des Enfants Reine Fabiola, à Jette, a fêté ses trente ans il y a quelques mois. Cet hôpital universitaire est entièrement dédié aux soins des enfants, de la naissance à l'adolescence. La rédaction bruxelloise de Vivacité vous propose une série de cinq reportages réalisés en ses murs. Cinquième épisode: c'est assez rare mais récemment l'hôpital a décidé de prendre position sur les vaccins, inquiet de voir certaines maladies réapparaître dans notre pays.

De plus en plus de réticences 

C'est la consultation des trois mois, pour le petit Maran. Une consultation assez banale: on le mesure, on le pèse et on le vaccine. Un vaccin contre la coqueluche, diphtérie et tétanos. Pour son père, "ça s'est bien passé. Et oui, c'était une évidence de faire ce vaccin, pour le protéger". Josée est infirmière: "Nous, on explique les réactions qu'il peut avoir. S'il fait de la température, il faut donner un antipyrétique. Mais généralement, quand les parents arrivent ici, ils ne sont plus réticents, ils ont déjà négocié avec le médecin".

Ces discussions sont de plus en plus fréquentes. Il y a plus de parents qui hésitent à vacciner leur enfant. Le professeur Smeesters, chef du service pédiatrie en explique les raisons: "Je pense que c'est le principe de prévention qui est difficile à accepter. Les parents se disent: mon enfant est en pleine santé, je l'apporte tout beau, tout rose, à la consultation d'un pédiatre et puis on va lui injecter quelque chose dans son bras. S'en suivent de nombreuses questions: pourquoi fait-on ça, qu'est ce que l'on injecte, est-ce que cela a été testé de manière correcte, est-ce que c'est bien pour mon enfant ? Ce sont les questions de base, logiques, normales et auxquelles on a des réponses très très claires".

Le retour de certaines de maladies 

L'hôpital veut donc mieux informer, lutter contre les idées reçues, parce qu'il y a un impact à l'abandon du vaccin comme le retour de certaines maladies. Le professeur Smeesters détaille: "On a eu plus de 300 cas de rougeole en Belgique cette année, c'est énorme. Et moi, quand j'entends ça, je me dis qu'il y en a peut-être un qui fera une complication dans plusieurs années. Et c'est dommage à partir du moment où il y a un vaccin disponible. Comme la vaccination, c'est une responsabilité collective, si les pourcentages diminuent, on en paie tous le prix. C'est un problème de santé publique important que nous devons prendre en charge". La coqueluche, elle aussi a fait un retour dans notre pays.

Plus d'informations: www.huderf30.be

Retrouvez tous les épisodes de notre série sur l'Hôpital des Enfants:

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