Immersion à l'Hôpital des Enfants Reine Fabiola (4/5): Les innovations technologiques

Service ORL de l'Hôpital des enfants
Service ORL de l'Hôpital des enfants - © Aline Wavreille

C'est une structure unique en Belgique. L'Hôpital des Enfants Reine Fabiola, à Jette, a fêté ses trente ans il y a quelques mois. Cet hôpital universitaire est entièrement dédié aux soins des enfants, de la naissance à l'adolescence. La rédaction bruxelloise de Vivacité vous propose une série de cinq reportages réalisés en ses murs. Quatrième épisode: les innovations technologiques. L'hôpital était l'un des premiers à installer les implants cochléaires en Belgique, il y a une vingtaine d'années. Ce dispositif permet à des bébés ou jeunes enfants atteints de surdité profonde de pouvoir entendre.

Les implants cochléaires, une révolution 

"Tu entends la musique? " Nous sommes au service ORL de l'Hôpital. Ici ce sont les oreilles, le centre de l'attention. Rencontre avec le docteur Mansbach, qui nous présente un petit appareil, un implant cochléaire: "Ceci c'est la partie interne, que l'on met sous la peau. Vous voyez la petite électrode, on appelle ça le porte électrode. Et ceci, on va le mettre dans la cochlée, l'oreille interne. A l'extérieur, l'enfant porte un contour d'oreille avec un autre aimant qui s'accroche sur celui-là". 

Un petit appareil, mais une révolution pour les bébés nés avec un problème profond de surdité. Depuis un peu plus de 15 ans, on peut les implanter. L'intervention est devenue fréquente et de moins en moins lourde: "Au début, mettre un implant, on en avait pour des heures. On rasait la tête et c'était une énorme incision. Maintenant, une petite incision suffit. L'implant est devenu beaucoup plus petit, beaucoup plus léger, plus discret. La chirurgie se passe de manière beaucoup plus rapide. Très souvent, les patients restent une nuit et le lendemain, ils sont à la maison". 

Un diagnostic précoce pour un résultat optimal 

Aujourd'hui, l'on sait que plus tôt l'enfant est opéré, plus les résultats sont bons. "Le système auditif central, c'est un peu comme de la cire molle, explique le Docteur Mansbach. Au début, pendant les premiers mois, de 0 à 3 ans, c'est très sensible et c'est malléable. Donc si on stimule à ce moment-là, toutes les connexions se mettent en place. Plus on attend, moins on aura de bons résultats parce que ces synapses, ces connexions nerveuses ne se développent plus". 

D'où l'importante du dépistage à la naissance. L'appareil implanté, ces bébés, ces enfants découvrent tout un univers sonore. Et cela peut parfois être déroutant. "Très souvent, les plus petits, ils se mettent à pleurer. C'est effrayant et ils ne savent pas ce que c'est. Et puis, très vite, ils s'habituent et ils acceptent de porter l'implant". 

Des enfants comme les autres

Ces enfants apprennent ensuite à parler. Cela peut prendre un an, un an et demi. Et puis souvent, leur vie ressemble à celle des autres. Le docteur Mansbach, raconte: "Ça, c'est vraiment formidable, on les voit, ils chantent, ils dansent, ils font tout. C'est un bonheur de pouvoir faire ça".

 

Retrouvez tous les épisodes de notre série sur l'Hôpital des Enfants:

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