Immersion à l'Hôpital des Enfants Reine Fabiola (1/5) : histoire et visite

Immersion à l'Hôpital des Enfants Reine Fabiola (1/5) : Histoire et visite
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Immersion à l'Hôpital des Enfants Reine Fabiola (1/5) : Histoire et visite - © Tous droits réservés

C'est une structure unique en Belgique. L'Hôpital des Enfants Reine Fabiola, à Jette, a fêté ses trente ans il y a quelques mois. Cet hôpital universitaire est entièrement dédié aux soins des enfants, de la naissance à l'adolescence. La rédaction bruxelloise de Vivacité vous propose une série de cinq reportages réalisés en ses murs. Premier épisode: histoire et visite avec le directeur médical de l'Hôpital des enfants, le Professeur Casimir.

Rue des orties ou du sparadrap 

De l'extérieur, l'hôpital ressemble à un grand bateau. A l'intérieur, des dessins recouvrent les murs blancs. Et les couloirs, ou plutôt les routes, ont des noms plutôt imagés: "Il y a effectivement la rue des orties, pour le centre de prélèvement et puis il y a aussi la rue du sparadrap". C'est le professeur Casimir, directeur médical de l'hôpital qui joue les guides. Son histoire est intimement liée à l'Hôpital, il y travaille depuis plus de trente ans maintenant: "Nous sommes partis de 17 000 ambulants et on est à plus de 200 000 consultants sur rendez-vous aujourd'hui, plus de 50 000 urgences. C'est vraiment un développement extraordinaire. D'ailleurs, il avait été prévu au départ avec quatre étages, mais on a construit un cinquième étage pour les enfants fragiles, les transplantés des reins, les enfants qui sont cancéreux, qui ont des greffes de moelle".

Intégrer les parents

Créer un hôpital pour les enfants, l'idée faisait son chemin depuis longtemps. En France, elle s'est concrétisée au début du 19ème siècle. En Belgique, il faudra attendre 1986. L'objectif est de réunir toutes les compétences au service des petits patients et d'offrir un cadre approprié à l'enfant mais aussi à ses parents. Le professeur Casimir explique: "C'est fondamental qu'un papa, ou qu'une maman, puisse être au chevet de l'enfant. Quand on a la main de l'enfant dans sa propre main, il y a quelque chose qui passe et qui fait que le pronostic de l'enfant est meilleur dans les maladies". Dans les chambres, des lits supplémentaires ont donc été intégrés pour les parents. Pour cette maman et sa petite fille, hospitalisée depuis deux jours, c'est une nécessité: "Même si je sais que les médecins et le corps médical sont là pour faire le nécessaire. Mais quand on est à côté de son enfant, près de lui, on peut apporter quelque chose que le corps médical ne peut pas apporter".

Une école au sein de l'hôpital

Pour les patients qui restent plus longtemps à l'hôpital, une école a été créée. Aujourd'hui, elle est fermée. Ce sont les vacances. Mais elle accueille durant l'année scolaire une centaine d'enfants. Le Professeur Casimir détaille: "L'école est un endroit où on ne fait pas de soins. Quand les enfants ne peuvent pas se déplacer, par exemple s'ils sont en traction pour une fracture, ou qu'ils sont en chambre stérile, ce sont des éducateurs qui montent au chevet des enfants dans les chambres. Mais sinon, l'enfant descend à l'école, même avec son petit Baxter, il ne reçoit pas de soins, il ne fait que de l'activité scolaire typique". Vivre à l'hôpital, mais avec une impression de normalité, pour pouvoir très vite reprendre pied.

Retrouvez tous les épisodes de notre série sur l'Hôpital des Enfants:

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