Ils dénoncent la façon dont la STIB a géré l'amiante pendant des années

Les risques liés à l'amiante sont connus de scientifiques depuis le début des années soixante. La législation protégeant les travailleurs date de la fin des années septante. La Stib affirme avoir toujours pris le problème au sérieux et avoir appliqué la loi de manière proactive.

D'anciens syndicalistes contredisent cette version idyllique. Ils mènent un combat de longue haleine pour faire toute la lumière sur les risques encourus par les travailleurs de la société de transport public. Jean-Pierre Fumière est l'un de ces pensionnés combattifs. "Le personnel utilisait des masques de type P1 alors que la réglementation prévoyait des masques de type P3. En un mot, ces masques étaient tout à fait inadaptés et mettaient le personnel en danger."

Ce sont les conclusions d'un audit mené en 2001 par AIB-Vinçotte. La Stib affirme avoir entièrement tenu compte des recommandations de cet audit. La Stib dit également afficher une totale transparence et avoir toujours fait le maximum pour protéger son personnel en fonction des connaissances disponibles au sujet des dangers de l'amiante. Jamais la Stib n'a été en infraction, conclut sa porte-parole, Françoise Ledune.

Philippe Carlot

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