Il y a 20 ans fermait l'usine Renault de Vilvorde, laissant 3100 personnes sur le carreau

Le 21 mai 1997, les travailleurs en grève bloquent les accès de l'usine Renault de Vilvorde
Le 21 mai 1997, les travailleurs en grève bloquent les accès de l'usine Renault de Vilvorde - © ATTILA SEREN - BELGA

Il y a 20 ans, le 27 février 1997, était annoncée la fermeture de l'usine Renault de Vilvorde. La direction du constructeur automobile communique précipitamment la nouvelle aux médias, sans en informer les syndicats. 3098 personnes vont perdre leur emploi. C'était un coup dur pour l'industrie automobile belge, à l'époque parmi l'élite mondiale.

Ce 27 février 1997, la presse est conviée d'urgence dans un grand hôtel bruxellois. Michel de Virville, secrétaire général du Groupe Renault, fait tomber le couperet : "Renault a décidé d'arrêter cette année la production de l'usine de Renault Industrie Belgique".

La surprise est générale. Sonnés, les syndicats informent les plus de 3000 travailleurs du site de Vilvorde. Ils décident d'occuper l'usine, et confisquent les clés de milliers de véhicules Clio et Megane, prêts à la livraison. Le conflit va durer 5 mois, avec une journée de grève dans tous les sites européens de Renault. Des milliers de personnes défilent pour l'emploi, dans les rues de Bruxelles et de Paris.

Louis Schweitzer reste inflexible

Le bras de fer est dur, le Premier ministre de l'époque, Jean-Luc Dehaene, habitant de Vilvorde, met son poids dans la bataille, la Commission européenne aussi, mais rien n'y fait, Louis Schweitzer, PDG de Renault, reste inflexible.

L'usine ferme au mois de juillet 1997. Et le drame social laissera son nom à une loi, la Loi Renault, qui impose désormais une communication préalable, et un dialogue avec les travailleurs, lors d'un licenciement collectif.

Aujourd'hui, la commune de Vilvorde tente de faire revivre le site de l'usine Renault, avec un projet de complexe commercial de plus de 25000 mètres carrés, un projet, pour l'instant, recalé par la Région flamande.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK