Il y a 20 ans, Julie et Mélissa disparaissaient à Grâce-Hollogne

Cela fera 20 ans ce mercredi : le 24 juin 1995, deux fillettes de 8 ans, Julie Lejeune et Melissa Russo, disparaissaient à Grâce-Hollogne. Avec cette disparition, cet enlèvement, l'affaire Dutroux venait de débuter, une affaire qui allait secouer la Belgique.

Samedi 24 juin 1995, Julie et Mélissa jouent au domicile de la seconde. A 17 heures, elles demandent la permission d'aller se promener jusqu'au pont enjambant l'autoroute Liège-Namur, une balade de 500 mètres, via le chemin de Fexhe. La maman de Mélissa l'autorise, mais impose aux fillettes d'être de retour une demi-heure plus tard. Ne les voyant pas revenir, Carine Russo part à leur recherche, d'abord seule, puis avec la maman de Julie. Sans succès.

Vers 19H, une cinquantaine de gendarmes entament des recherches. Louisa Lejeune: "Ils sont venus avec un chien pisteur le soir, ils ont pris la taie d’oreiller de Julie et ils sont partis sur la route qu’elles auraient dû suivre et ils se sont arrêtés sur le petit pont, là où elles avaient dit qu’elles allaient. Et là, ils perdent la trace".

"On pense que quelqu'un les a embarquées"

Très vite, les parents ont été convaincus qu'il s'agissait d'un enlèvement. Dix jours plus tard, Jean-Denis Lejeune s’exprimait devant la presse: "La fugue est exclue. On pense que quelqu'un les a embarquées ou alors qu'elles sont montées en toute confiance dans un véhicule. C'est quelqu'un qui les aurait mises en confiance ou alors quelqu'un de proche, quelqu'un qu'elles connaissaient, ou alors la force. Ce ne sont quand même que deux gamines".

Au fil des premiers jours d'enquête, un couple de promeneurs témoignera avoir croisé deux fillettes qui s'engageaient dans le chemin, puis une riveraine dira les y avoir vu monter dans une petite voiture sombre, sans violence apparente.

Outre les gendarmes, des pompiers, des hommes de la protection civile, les parents et des voisins participent à ces premières recherches. Un hélicoptère s’y joint le dimanche matin. Le dispositif sera levé en début d’après-midi. Mais fouilles et battues vont se poursuivre, durant plusieurs jours, des dizaines de bénévoles proposent leurs services.

Pour les enquêteurs, les thèses privilégiées sont un accident ou un enlèvement. Cette dernière sera confirmée 14 mois plus tard, avec la découverte des corps de Julie et de Mélissa, dans le jardin d’une des maisons de Marc Dutroux à Sars-la-Buissière.

Marc Dutroux a toujours nié avoir participé à cet enlèvement. Mais son épouse, Michelle Martin, a affirmé le contraire.

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