Il n'y aura que 63 étudiants en première année de médecine à l'UMons

Les étudiants qui ont suivi les cours préparatoires ont mieux réussi l'examen d'entrée
Les étudiants qui ont suivi les cours préparatoires ont mieux réussi l'examen d'entrée - © RTBF

L'an dernier, à la même date, l'auditoire de première année de médecine comptait près de 300 étudiants. Mais l'examen d'entrée est passé par là... Cette année, ils ne sont que 63 à avoir pu s'inscrire, alors que 365 candidats avaient annoncé leur intention de s'inscrire à Mons en cas de réussite.

"C'est la loi, nous l'appliquons mais nous continuons de nous opposer à cet examen", déclare d'entrée de jeu le recteur de l'UMons, Calogero Conti, qui rappelle la pénurie de médecins à laquelle est confrontée notre province, en particulier en ce concerne les médecins généralistes. Et de faire remarquer l'afflux de médecins étrangers : en 2015, en Fédération Wallonie-Bruxelles, 41% des numéros Inami ont été attribués à des médecins diplômés à l’étranger. 

Mais c'est aussi l'objectif de l'examen que conteste la direction de l'UMons : "Il ne s'agit pas de tester les capacités des étudiants afin de s'assurer qu’ils sont en mesure d'entamer des études de médecine, non, le but est bien de limiter le nombre d'inscrits...".

Et maintenant, on fait quoi?

Vers quelles études vont donc se diriger les étudiants qui n'ont pas réussi l'examen d'entrée ? Les inscriptions n'étant pas clôturées, il est un peu tôt pour l'affirmer, mais on peut penser que beaucoup vont opter pour les sciences bio-médicales. La moitié des cours sont communs avec ceux de médecine. C'est une bonne préparation pour tous ceux qui veulent se représenter l'an prochain (on peut passer l'examen d'entrée en médecine deux années consécutives) et c'est une occasion aussi de valoriser des crédits en cas de réussite", explique le Dr Alexandre Legrand, Doyen de la Faculté de Médecine de l'UMons.

Par ailleurs, en regardant de plus près les résultats, on constate que les candidats hennuyers ont été moins performants que les étudiants venant d'autres provinces. Il apparaît clairement qu'un élève sortant d'humanités n'est pas suffisamment armé pour aborder cet examen.

"Les élèves qui ont suivis les cours préparatoires proposés par l'UMons ont d'ailleurs obtenu de meilleurs résultats, nous allons donc poursuivre dans cette voie et même intensifier cette préparation pour optimiser les chances de réussite des jeunes hennuyers qui veulent entamer ce cursus."

Plus d'inscrits dans la plupart des facultés

À côté de la situation particulière de la faculté de médecine, la plupart des autres facultés voient arriver plus d'inscrits. Les projections indiquent que l'UMons inscrira environ 12% d’étudiants de plus que l'an dernier. Avec un succès particulier en pharmacie (+56%), en sciences humaines et sociales (+48%) et à la faculté de traduction et d’interprétation (+32%).

Cela s'explique notamment par l'ouverture d'un premier master en sciences humaines et sociales, le METIS (master en transitions et innovations sociales) axé sur les grands changements de notre société en matière environnementale et sociale. À la faculté de traduction et d’interprétation, c'est notamment le master en chinois qui remporte un beau succès.

Toutes années confondues, l'UMons compte un peu plus de 7500 étudiants.

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