Il construit des batteries avec du bois de la forêt de Soignes

Gielis Cautaers avec ses instruments construits de ses propres mains
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Gielis Cautaers avec ses instruments construits de ses propres mains - © rtbf

A Bruxelles, de plus en plus d’artisans du bois, menuisiers, ébénistes, sculpteurs ou encore luthiers utilisent du bois local pour réaliser leurs projets. Plus écologique, plus éthique. C’est le cas de Gielis Cautaers, ce percussionniste professionnel, professeur à l’académie de musique de Bruxelles, conçoit artisanalement des batteries.

Tout a commencé par une caisse claire façonnée à la main dans l’atelier de son père. Gielis Cautaers a ensuite construit toute une batterie pour lui. Très vite, il s’interroge sur le bois à utiliser. Aujourd’hui les instruments qu’il propose à la vente sont quasiment 100 pourcents bruxellois. "Cette petite caisse claire que vous voyez ici est faite avec du bois de la forêt de Soignes. Plus précisément c’est du cerisier qui a été coupé au Rouge-Cloître. Pour moi, elle a son plutôt chaud". Dix heures de travail, réparties sur une semaine, sont nécessaires à la réalisation d’une caisse. Ce qui explique aussi le prix, entre 600 et 700 euros pièce.

Filière locale du bois

Gielis Cautaers travaille pour l’instant, le cerisier et le hêtre. Deux essences vendues par la coopérative Sonian Wood qui tente de mettre en place une vraie filière locale du bois à Bruxelles. C’est là que Gielis Cautaers s’approvisionne. "Pour l’écologie, pour le climat, c’est important que le bois reste ici. D’habitude, il part en chine et revient ensuite sous forme de meubles ou autres. Ça n’a vraiment pas de sens".

D’autant que pour produire des instruments de musique comme des batteries, les bois exotiques sont loin d’être incontournables. Gielis Cautaers en est convaincu. Il attend maintenant avec impatience de pouvoir faire profiter le public des sonorités de son nouvel instrument.

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