Ideta investit dans une ferme hydrolienne au large de l'Ecosse

Ideta a décidé d'investir dans un projet de ferme hydrolienne au large des îles Shetland.
Ideta a décidé d'investir dans un projet de ferme hydrolienne au large des îles Shetland. - © DR

Elsa, la filiale énergétique d'Ideta, l’intercommunale de développement économique de Wallonie picarde, est active depuis de nombreuses années dans la production d'énergie verte. Elle porte des projets éoliens, de pose de panneaux photovoltaïques... Et voilà qu'elle investit dans un projet de ferme hydrolienne au large des îles Shetland, situées au nord de l'Ecosse.

Ce projet, Ideta l'a présenté ce mardi au centre d'entreprise Negundo, dans le zoning de Tournai-Ouest.

Il vise à produire de l'énergie verte grâce à des hydroliennes, des turbines placées dans l'eau qui génèrent de l'électricité grâce aux courants marins. Il est mené en collaboration avec une société écossaise, Nova Innovation, et avec le soutien du gouvernement écossais. Le coût du projet est de 4,5 millions d’euros. Elsa a investi à hauteur de 1,8 million d’euros.

Deux des trois machines du projet, d’une puissance de 100 KW chacune, ont déjà été plongées dans la mer du Nord, à 30m de profondeur. Cela fera de cette ferme hydrolienne la seconde plus grande au monde.

"L’avantage de l’énergie hydrolienne est qu’elle est prédictible", explique Olivier Bontemps, administrateur-général d’Elsa et directeur du département Participations et Energie à Ideta. "Il est difficile de faire des prévisions avec le vent et le soleil. Par contre, nous pouvons avoir un calendrier précis des marées."

Elsa travaille également sur des projets à l'étranger pour deux raisons. La première est simple : ce projet doit rapporter des dividendes aux communes affiliées à Ideta. En outre, le potentiel maximal de production d'énergie renouvelable étant de 500 GWh par an alors que la demande en énergie en Wallonie picarde est de 2000 GWh par an, Elsa et Ideta ont décidé de plancher sur des projets en dehors de la zone.

"Nous sommes encore dans une phase de déploiement. La troisième et dernière turbine du projet doit encore être installée, mais la technologie marche. Les résultats sont conformes à ce qui était attendu", indique encore Olivier Bontemps. "Nous attendons entre 8 et 12 % de retour sur investissement par an. Le projet pourrait donc être rentable dans une dizaine d’années. La ferme hydrolienne pourrait également s’étendre avec d’autres machines."

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