Huy-Waremme : un nouveau crématorium sera construit à Héron

Le futur crématorium de Héron possédera un parc cinéraire. Ici, celui du cimetière de Robermont
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Le futur crématorium de Héron possédera un parc cinéraire. Ici, celui du cimetière de Robermont - © Tous droits réservés

La conférence des élus de l’arrondissement Huy-Waremme réclamait la construction d’un crématorium. Tous partis traditionnels confondus. Ils l’auront. L’intercommunale Néomansio a été chargée du projet. Après Robermont et Welkenraedt, le troisième crématorium de la province de Liège sera construit à Héron. En 2018, 5308 crémations ont eu lieu en province de Liège, des chiffres en augmentation de 4,26% par rapport à 2017. Mais la Wallonie reste à la traîne. L’année dernière, 46% des défunts ont choisi la crémation en Wallonie contre 71% en Flandre.

8 millions d’investissement avec un parc cinéraire

Pour le projet de crématorium de Héron, Néomansio va investir 8 millions d’euros. Avec l’université de Liège, l’intercommunale a mené une étude sur l’emplacement idéal du futur crématorium en matière d’accès pour les habitants de l’arrondissement de Huy-Waremme. C’est la commune d’Héron comme l’explique le directeur de Néomansio, Philippe Dussard : "en moyenne, la population devrait mettre 20 minutes pour rejoindre le crématorium. Aujourd’hui, la population qui habite Huy-Waremme doit parfois mettre 50 minutes pour rejoindre les crématoriums de Liège ou Ciney."

Héron devrait avoir une capacité d’environ 2000 crémations par an. Un parc cinéraire sera aménagé. "On ne disperse plus les cendres simplement sur une pelouse. On peut disperser sur un plan d’eau, au pied d’un arbre, au plein milieu d’un bois, sur des endroits beaucoup plus naturels. On donnera le choix aux familles." Le crématorium d’Héron devrait ouvrir d’ici 5 ans.

Moins de dispersion, plus d’inhumation : les pratiques funéraires changent

En matière de crémation, les pratiques funéraires changent en province de Liège. La dispersion des cendres diminue. Entre 2012 et 2018, elle est passée de 57 à 51,5% tandis que l’inhumation grimpe de 15 à 19%. L’usage du columbarium passe de 20 à 16% et la reprise des cendres au domicile de la famille est montée de 8 à 13%. "Les proches recherchent des endroits beaucoup plus matérialisés où ils peuvent se recueillir." Notamment les "cavurnes": "ce sont des petits caveaux qui font 40, 50 centimètres de large, une mini-tombe sur laquelle on peut venir se recueillir, déposer des fleurs. Il y a également les urnes biodégradables qu’on peut inhumer en pleine terre."

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