Houyet: manifestation contre la démolition du château de Noisy

L'organisateur a également remis une pétition d'environ 8000 signatures à la commune, pour s'opposer à la démolition, mais l'avenir du château reste largement compromis.

Le bâtiment était devenu un centre scolaire pour les enfants des employés de la SNCB dans les années 50. Ce sont donc beaucoup d'anciens camarades qui se sont retrouvés ce samedi matin, et tous les manifestants avaient en tout cas un lien émotionnel avec le château pour point commun.

Un couple confie même s'être rencontré derrière les murs du haut bâtiment. "On a des souvenirs énormes", dit Willy, qui était intendant au château lorsqu'il a fait la connaissance de son épouse, Patricia, alors ouvrière d'entretien au même endroit. "Ça nous touche énormément", dit-elle à son tour.

Le château de Noisy a accueilli des plaines de vacances jusqu'en 1987. En larmes, une manifestante se rappelle avoir "vécu des choses" dans un endroit qui est devenu "un peu comme mon château", dit-elle.

Alain Maes, l'organisateur, parle d'une mobilisation "unique" : "Je suis sidéré de voir un tel rassemblement pour ce genre de chose", dit-il.

Il a introduit une demande de classement à la Région pour sauver la demeure, sans aucune assurance d'y parvenir, quand la commune s'apprête à délivrer un permis de démolition.

Yvan Petit, bourgmestre de Houyet évoque "une réalité à trois composantes" : "Nous sommes d'une part face à une priorité", dit-il en ajoutant que "aucun repreneur n'est connu" et que "l'aspect sécurité, suite aux nombreuses intrusions dans la propriété, est très important".

On estime à minimum 10 millions d'euros le montant nécessaire à la réhabilitation et à la sécurisation du château. Et sans projet de reprise, il faudra se résigner à démolir. La décision devrait tomber début février.

G.R. avec Bruno Schmitz

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