Houyet: être jeune bourgmestre, un an après l'élection

Il y a pile un an, nous passions dans les bureaux de vote pour élire nos représentants au niveau communal. Après un an d’exercice du pouvoir, Hélène Lebrun a bien pris sa place dans son nouveau bureau de bourgmestre. À 31 ans, elle fait partie des plus jeunes mayeurs wallons. Comment voit-elle l’exercice du pouvoir ? Qu’est-ce qui la fait vibrer ?

Eh bien d’abord, Hélène Lebrun est une jeune femme qui semble avoir très vite intégré les codes officiels. La jeunesse ne semble pas empêcher de parler avec ce petit brin de réponse conciliante bien connu en politique. Gros changement pour elle, la bourgmestre a dû s’habituer au fait d’être interpellée dans la rue. "On est fortement sollicités. Mais moi c’est quelque chose qui ne me dérange pas. J’aime être à l’écoute et aller vers les gens. Je fais évidemment beaucoup de travail de fond mais j’aime aussi le travail de terrain. On se fait régulièrement aborder mais au moins on sait répondre aux habitants et on se montre disponible."

En même temps, elle avait promis plus d’écoute du citoyen. Alors il faut prendre le temps de l'écouter. Il faut aussi s’habituer au fait d’être appelée "madame la bourgmestre". "La première fois ça m’a fait bizarre. Ça a duré une semaine et puis je m’y suis fait. J’ai la fonction qui est là et c’est comme ça que je me présente aux citoyens. Maintenant, je ne suis pas trop sur les principes donc quand ce n’est pas nécessaire, je propose qu’on m’appelle Hélène.'

Et en un an sa motivation reste intacte. La sécurité routière, les écoles rurales et le tourisme seront les priorités de la bourgmestre pour les cinq années à venir.

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