Hôtel Rigo : le rapport de l'auditeur défavorable à la démolition

La maison Rigo en contrebas de la tour des finances
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La maison Rigo en contrebas de la tour des finances - © Google Street View

Dans son rapport, l'auditeur du Conseil d'Etat conclut qu'il faut suspendre le permis de démolir la maison Rigo à Liège. La maison Rigo, c'est cet immeuble à l'aspect ancien en contrebas de la nouvelle tour des finances. Cet immeuble néo-renaissance n'est pas aussi vieux qu'il en a l'air. Il date du début du vingtième siècle, mais il intègre des éléments authentiques.

Cet hôtel de maître, la ville veut le faire démolir. Pour dégager la perspective de la nouvelle passerelle vers la gare Calatrava. Deux associations de défense du patrimoine veulent au contraire le préserver. Ces associations ont introduit un recours au Conseil d'Etat contre le permis de démolir.

Alain Lebrun est leur avocat : "Le dossier fourmille de lacunes et d'erreurs. Notamment quant à la valeur patrimoniale. Par exemple, on ne dit pas que le bien est repris à l'inventaire du patrimoine de la Région wallonne, qu'il est destiné à être classé, on ne dit rien non plus sur les éléments patrimoniaux essentiels des XVIIième et XVIIIième siècles. Alors que Ecetia - l'intercommunale qui en est le propriétaire - prétende vouloir les démonter ces éléments, oui, c'est gentil, mais est-ce que c'est possible ? Il n'y a aucune étude technique quant au démontage des carreaux de Delft par exemple."

L'auditeur, dans son rapport, souligne plusieurs points. Le ministre a bien sorti l'hôtel Rigo de la liste du patrimoine a sauvegarder. Mais le ministre n'a pas expliqué pourquoi l'édifice était devenu inintéressant... sauf qu'il gêne le projet de nouvelle perspective. Et il y a urgence : s'il est démoli, il ne sera plus possible de revenir en arrière.

Le rapport de l'auditeur du Conseil d'Etat, c'est seulement un avis, ce n'est pas encore la décision de suspendre le permis de démolir. Mais la plupart du temps, le conseil d'Etat suit l'avis de l'auditeur. Les avocats plaideront le 5 octobre. L'arrêt est attendu dans les semaines qui suivront.

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