Hôpital Saint-Luc : des clowns rendent visite aux enfants hospitalisés

Chaque mardi, à l'hôpital Saint-Luc, des clowns rendent visite aux enfants hospitalisés dans le service de pédiatrie
Chaque mardi, à l'hôpital Saint-Luc, des clowns rendent visite aux enfants hospitalisés dans le service de pédiatrie - © Belga - ISMAEL HERERO (illustration)

Depuis 20 ans, l'hôpital Saint-Luc, à Bruxelles, fait appel à des clowns professionnels. Chaque mardi, ils rendent visite aux enfants hospitalisés dans le service de pédiatrie. Un moment de plaisir, pour ceux qui le souhaitent.

Dans la chambre de garde des internes, Martine et Paolo se maquillent.

"C’est un maquillage assez léger. Vu qu’on va assez près des enfants, il ne faut pas être trop impressionnant."

En quelques minutes, ils deviennent Trotinette et Payoyo. Dans le couloir, Loanna les attend. La fillette est hospitalisée. Elle les emmène dans la salle de jeux. Ils sont une petite dizaine autour de la table. Certains, comme Loanna, participent, émerveillés. D'autres continuent à dessiner et lèvent la tête, rigolent de temps à autres.

"Ce n’est pas automatique que dès que le clown apparait, l’enfant oublie sa maladie et se met à rire."

L'important, nous disent les deux clowns, c'est de passer un moment simple avec les enfants. Un moment de plaisir qui ne doit pas faire guérir.

Paolo - Payoyo veut sortir de certains stéréotypes véhiculés autour du clown à l'hôpital.

"Les enfants tout tristes, appareillés, avec le méchant médecin et puis le bon apparait, avec un gros nez rouge. Ça n’existe évidemment pas. Mais l’adulte veut oublier un peu son impuissance face à la maladie de l’enfant et croire que dès qu’un clown apparait, l’enfant guérit presque."

Trotinette et Payoyo arpentent les couloirs de l'hôpital Saint-Luc depuis vingt ans. La seule chose qui pourrait les faire arrêter, disent-ils, serait de ne plus trouver en eux le sens de leur travail.

Hélène Maquet

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