Heysel: les commerçants de Bruparck réclament un délai supplémentaire

Le Village de Bruparck compte 19 établissements. Près de 200 personnes.y travaillent.
Le Village de Bruparck compte 19 établissements. Près de 200 personnes.y travaillent. - © Flickr – M@rkec

A l'instar de Mini-Europe et d'Océade, les restaurateurs et cafetiers vont devoir fermer boutique à cause des travaux du fameux projet Néo, qui prévoit la refonte complète du plateau du Heysel. Théoriquement, la fin de concession est fixée au 31 août prochain. Mais en attendant le début du chantier Néo, les commerçants demandent à la Ville de Bruxelles un sursis pour poursuivre leurs activités.

"Puisque Mini-Europe et Océade devraient prolonger leurs activités sur le site jusqu'à fin 2016", estiment les restaurateurs, "il serait logique que nous puissions faire de même !"

"Actuellement, il y a 19 établissements ouverts. Cela représente 150 à 200 emplois. C’est vrai que l’on n’a pas beaucoup parlé du Village parce qu’on est un petit peu en recul…", déclare Christian Deboudt (gérant d'un fast-food franchisé, au Village Bruparck).

Le début du chantier n'étant pas pour demain, les commerçants aimeraient savoir rapidement s'ils peuvent bénéficier d'un sursis ou non, histoire de pouvoir s'organiser pour la suite. "Il y a toujours un stress énorme, explique Kujtim Jakaj (patron d'une brasserie). On ne sait pas ce qu’il va se passer."

L'attribution du marché Néo n'étant pas encore faite, les commerçants n'ont pas d'informations : "On ne sait pas du tout vers quoi on va, déplore Michèle Sonck (employée d'une confiserie). On ne sait pas si on sera repris dans trois ans, on ne sait rien du tout !"

Pas d'informations non plus sur les éventuelles activités alternatives pendant les travaux. Seule certitude, les commerçants espèrent être recasés sur le site, une fois "Néo" terminé.

Quant à la Ville, elle négocie la durée du sursis. "Je comprends leur angoisse de ne pas savoir jusqu’à quand ils pourront rester. Mais comme c’est un marché public, je dois évidemment rester prudent", répond Philippe Close (échevin).

Réponse sur la durée du sursis, dans les 15 jours.

Jean-Claude Hennuy

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