Herstal : la clinique André Renard tourne encore au ralenti suite à l'attaque informatique

Herstal : la clinique André Renard tourne encore au ralenti suite à l'attaque informatique
Herstal : la clinique André Renard tourne encore au ralenti suite à l'attaque informatique - © Google Street View

Hier, la clinique André Renard de Herstal a été victime d'une cyber-attaque. Un virus a bloqué les ordinateurs, la ligne téléphonique, l'accès aux dossiers, etc. 

Ce petit hôpital de 160 lits n’a pas pu assurer le service des urgences ainsi que les consultations qui ont dû être reportées. " Nous avons dû nous adapter aux patients qui étaient déjà ici et revenir à un mode sans informatique. Tous les patients qui étaient susceptibles de venir à l’hôpital par le 112 ont été déroutés vers d’autres hôpitaux ", explique Benoît Cardos, un médecin chef des urgences.

Ce matin, la centrale téléphonique était à nouveau opérationnelle mais l’hôpital fonctionne toujours au ralenti en raison de cette attaque informatique. Selon les premières informations, l’origine de cette attaque proviendrait d’Ukraine ou de Russie. Le procédé est connu. Les pirates attaquent le réseau informatique d'un établissement, le crypte et le rende inaccessible. Ils demandent ensuite une rançon.

Comment procèdent-ils ? Olivier Boagert, commissaire à la Computer Unit, répond à la question : " Ils vont jouer sur des éléments comme notre curiosité ou notre inquiétude. Ils vont faire en sorte qu’un message suscite notre intérêt et on va l’ouvrir.  En l’ouvrant, la pièce jointe d'un mail, que nous allons consulter également, sera celle qui va installer le logiciel malveillant. C’est grâce à ça qu’ils pourront cibler une personne au sein de l’entreprise. Ils auront pris le temps de se documenter sur la structure , sur qui fait quoi au sein de la structure et avoir la certitude que la personne ouvrira le document en question ". 

L'hôpital a décidé de ne pas payer la rançon et de porter plainte contre les auteurs de cette attaque.

 

 

   

 

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK