Hemptinne: le projet d'une nouvelle carrière est à nouveau sur la table

Voici la zone que souhaite exploiter Carmeuse.
Voici la zone que souhaite exploiter Carmeuse. - © carmeuse-hemptinne.be

Une enquête publique débute ce lundi à Florennes, Walcourt, Philippeville et Mettet. Elle porte sur l'ouverture par la société Carmeuse d'une nouvelle carrière.

Il s’agit d’une carrière qui se situerait sur le site dit de "La Bataille", entre Hemptinne et Saint-Aubin, sur la commune de Florennes. Le projet en soi n'est pas neuf. Le gouvernement wallon avait déjà accepté en 2011 une modification du plan de secteur.

Cette fois, la société Carmeuse demande un permis unique pour ouvrir et exploiter la carrière. Elle veut en fait anticiper l'épuisement des gisements de Falisolle et de Fosse-la-Ville. Carmeuse explique avoir étudié le terrain et estime que ce nouveau site d'extraction est idéal pour trouver de bonnes matières premières.

Carmeuse fabrique de la chaux dans son usine d'Aisemont (qui emploie 100 personnes), et dont l'activité génèrerait plus de 1000 emplois indirects dans la région.

Carmeuse s'est d'ailleurs lancée dans une véritable opération de charme pour répondre aux questions des riverains ; avec: un site internet, une adresse mail, un numéro de téléphone gratuit ou des permanences dans les communes... Tout ça pour convaincre de la nécessité de la création de cette carrière.

Évidemment, ce projet a aussi ses détracteurs. Un groupement d'habitants de la région, baptisé le CRAC (pour Comité de riverains anti-carrière), est très actif. Il estime que le projet va gravement nuire à la qualité de vie des habitants de la région.

Au-delà de l'impact paysager, il s'inquiète aussi du trafic sur les routes, des poussières, mais également des nappes phréatiques : "Ils doivent extraire énormément d’eau. Mais dès que l’on pompe de l’eau, des cavités se forment. Ce qui pourrait provoquer des effondrements karstiques, explique Michel Leissens (vice-président du comité). Et donc faire des dégâts, notamment aux maisons (fissures)."

Très organisé, le CRAC a déjà mis à disposition des internautes, sur son site, des affiches à placarder aux fenêtres ou des lettres type à envoyer aux administrations communales pendant le temps de l'enquête publique. Une enquête publique qui commence ce lundi et qui doit durer un mois.

Serge Otthiers

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