Harcèlement scolaire: que faire?

1 Belge sur 3 est concerné par le harcèlement scolaire. Comme victime ou harceleur.
1 Belge sur 3 est concerné par le harcèlement scolaire. Comme victime ou harceleur. - © RTBF

Insultes, humiliations et incitations au suicide… C’est le quotidien de certains élèves. Les faits de harcèlement scolaire existent bel et bien. A Morlanwelz, un athénée y serait confronté. Mais comme souvent dans ces cas-là, la prudence reste de mise…

Ce sont évidemment deux versions qui s’affrontent. D’un côté, les mamans de ces élèves victimes présumées de harcèlement. De l’autre, la direction et l’inspection scolaire. Du côté des victimes présumées, on évoque des faits avérés, exemples à l’appui. "Mon fils est racketté, frappé, on se moque de son physique. Ça dure depuis des mois et c’est tous les jours. Ça ne s’arrête jamais", explique Angela, la maman du petit Noa.

Sauf que de son côté, la direction dit avoir tout mis en œuvre pour faire cesser ces faits. "A partir du moment où toutes les parties ont été vues, où le PMS est intervenu, comme la médiation scolaire, on a déjà abordé pas mal de pistes. Maintenant, quand on demande à certains de se tenir à carreau et qu’ils ne le font pas, ça devient compliqué à gérer", explique Henri Lancelotti, préfet de l’athénée de Morlanwelz.

Des pistes pour prévenir plutôt que de guérir

L’inspection générale de l’enseignement provincial en Hainaut ne dit pas autre chose et rappelle que des outils existent pour faire face à ce genre de problème. "On organise des animations dans les écoles pour prévenir ce genre de faits chez les élèves et les inciter à la plus grande vigilance sur les réseaux sociaux. Mais il est sans doute encore possible d’améliorer les choses", précise Michel Wéry, inspecteur général.

Il n’en reste pas moins vrai que le harcèlement scolaire est une réalité… Et que ses conséquences sont potentiellement désastreuses. D’après une étude récente de l’UCL, un élève belge sur 3 serait concerné, comme victime ou harceleur.

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