Harcèlement: Ecolo demande un état des lieux dans les six zones de police bruxelloises

Harcèlement: Ecolo demande un état des lieux dans les six zones de police bruxelloises
Harcèlement: Ecolo demande un état des lieux dans les six zones de police bruxelloises - © PAUL-HENRI VERLOOY - BELGA

Les conseillers Ecolo des six zones de police de la Région-capitale ont décidé de déposer des interpellations dans chacune de celles-ci à la suite de la diffusion, mercredi soir, du reportage de la RTBF intitulé «Harcèlement à la police, le grand malaise». Ce reportage a révélé des dysfonctionnements inquiétants quant aux traitements des plaintes internes liées au harcèlement moral, sexuel et aux propos racistes, homophobes et misogynes au sein de la police.

"Les révélations du reportage de la RTBF sont profondément choquantes. Nous ne pouvons cautionner ces violences internes dont sont victimes les membres de la police. Nous devons faire la lumière sur les réalités vécues dans les différentes zones de police", ont commenté jeudi le député bruxellois Ecolo Hicham Talhi et sa collègue fédérale Cécile Thibaut.

L'ensemble de la régionale bruxelloise Ecolo, par la voix de ses conseiller(e)s de police Ecolo-Groen, interrogera simultanément les six chefs de zones lors des prochains conseils afin de faire un état des lieux de la situation du bien-être des policier(e)s. L'objectif de la démarche est aussi d'avoir des informations claires sur la gestion des plaintes internes pour harcèlement moral et sexuel.

Les conseillères de police Sihame Haddioui de la zone Nord et Caroline Joway de la zone Montgomery ont estimé de leur côté que ce reportage devait être "un électrochoc nécessaire pour toutes les instances de la police qui souhaitent avancer dans le respect du droit du travail et du bien-être des agentes et agents. En tant que conseillères de police, nous veillerons à ce que des informations claires soient données pour travailler à un changement et faire des propositions concrètes, et ce à l'écoute de toutes les composantes de la police", ont-elles ajouté.