Handicap: s'il manque des places d'accueil, ce n'est pas la faute des Français

Les Français viennent en nombre, en Belgique, pour bénéficier des services pour personnes handicapées. Ils sont près de 6000 sur 16 000 places au total, en Région Wallonne. Mais pour Martial Paulus, Directeur du centre pour polyhandicapés, Les Coccinelles, ces Français ne prennent pas la place aux Belges: "On fait l'amalgame avec ces Français parce qu'ils ne sont pas subsidiés par la Région wallonne, ils sont subsidiés par la France".

Ces Français ne bénéficient donc que d'une autorisation de prise en charge par l'AWIPH. Et cela présente même, des avantages: "Ça favorise l'emploi en Région wallonne" poursuit Martial Paulus, "parce que toutes ces personnes françaises sont encadrées par des personnes travaillant en Wallonie. Quelque part, c'est donc un plus. En outre, je pense que ça met peut-être du beurre dans les épinards pour certaines institutions qui peuvent augmenter la qualité de leur prise en charge grâce aux personnes françaises qui sont accueillies".

S'il manque des places, donc, c'est faute de moyens. Chaque bénéficiaire est subventionné par l'AWIPH en fonction de son handicap. Jusqu'à 60 000 euros par an, pour un cas lourd en résidentiel: "L'AWIPH fonctionne avec une enveloppe qui est ce qu'elle est, qui n'est pas augmentée. Forcément, on doit assurer un certain volume de place avec cet argent mais il n'y a pas de création de nouveau lit depuis que le moratoire a été mis en place".

Et ce moratoire existe depuis 1997.

 

R. Kounda

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